Propositions d'Avenir pour l'Education Nationale



L'Education Nationale de notre pays se porte mal depuis plusieurs années.

Des réformes mal préparées qui se cassent les unes sur les autres, qui s'entassent sur le "Mammouth".

Plusieurs centaines de milliers de professeurs assurent l'apprentissage de près de 13 millions d'élèves, de la classe de maternelle, jusqu'a l'Université...

Les réformes sont toujours parties d'une bonne intention: réformer, moderniser le système éducatif... en supprimant des postes d'enseignants malheureusement.
Oui je pense que le qualitatif doit aller avec le quantitatif.

Il faut avoir les moyens de ses ambitions. Pourquoi supprimer des postes, alors que le malade est déjà bien souffrant ?

Je vais reprendre quelques points de mon Billet d'Humeur du 02 septembre dernier.

Voici donc mes propositions en matière éducative, vous pouvez contribuer vous aussi, en laissant vos propositions via les commentaires à cet article:

 

 

1 - Limiter les effectifs d'élèves:

- 15 élèves en Maternelle

En effet, les classes de Maternelles ne doivent pas devenir demain ce que sont aujourd'hui les classes de collèges ou lycées, c'est-à-dire surchargées. La Maternelle est une période essentielle dans l'apprentissage des enfants.

 

- 15 à 20 élèves pour les classes de CP - CE1 - CE2 - CM1 et CM2
Les enfants grandissent petit à petit, ils apprennent plusieurs matières, dont les premières notions de langue, mais toujours avec un seul professeur.

- 20 élèves dans une classe "type" au Collège
Les élèves apprennent le fait de changer de salles à chaque nouveau cours. Plusieurs professeurs assurent les cours. Il y a un début d’autonomie pour les élèves.

- 25 élèves dans une classe "type" au Lycée
Une classe de 35 à 40 élèves n’est pas une situation adaptée et acceptable.
Une classe de lycée doit comporter 25 élèves. Ce n'est pas parce que l'élève approche de la majorité, qu'il doit être délaissé. L’avenir de chaque élève se joue bien souvent dès le lycée ; l’échec aussi.

2 - Seconder le / les professeurs si nécessaire:


- En maternelle, une / un assistant pédagogique est primordial, notamment pour assurer la couverture des activités (peinture...).
En primaire, cet assistant pourrait être un "Emploi-Jeune". L’apprentissage de l’informatique, nouvelle technologie de référence, se pratique parfois dès le primaire. La pratique sportive aussi pourrait être inculquée par un emploi-jeune.

Au collège et au lycée, il pourrait également y avoir un "éducateur" au sens pédagogique du terme, pour aider les élèves ayant du retard dans l'apprentissage et la compréhension des cours; il pourrait également seconder le professeur dans les classes difficiles, qui contrairement à ce que l'on croit, ne se trouve pas systématiquement dans les "banlieues".

3 - Une bibliothèque dans chaque établissement scolaire:

- Dès le plus jeune âge, les enfants doivent être initiés à la compréhension des images, puis des lettres. C'est pourquoi, il est nécessaire qu'une bibliothèque soit mise en place dans chaque structure scolaire.
Aujourd'hui en France, de très nombreux établissements ne sont pas dotés de bibliothèque, souvent faute de personnels ou de moyens financiers.
Plus on monte dans la structure hiérarchique scolaire, plus cette inégalité baisse. En effet, de nombreux lycées compte un CDI (Centre de Documentation et d'Information). Les Facultés comportent également assez souvent une Bibliothèque Universitaire.

- En plus de favoriser le développement des structures bibliothécaires, il faudrait également promouvoir l'échange inter-établissements, avec le prêt de livres d’une Université à l’autre, lorsque la seconde n’a pas tels ou tels document. Cela se fait dans de nombreuses Universités comme à Perpignan – Narbonne.

 
- Enfin, dès la classe de CE2, l'apprentissage à l'outil informatique devrait être favorisé. L’outil informatique est aujourd’hui primordial. C'est pourquoi chaque établissement, en plus de compter une bibliothèque devrait posséder, au sein de cette structure par exemple, une salle informatique avec des ordinateurs à disposition des élèves. C'est un coût financier, mais il serait intéressant d'investir massivement dans la couverture informatique / internet des établissements scolaires, pour l’avenir de chaque élève.
Le savoir est une notion essentielle, il ne faudrait pas chercher à passer outre cette priorité.

4 - Développer l'apprentissage à la lecture de la presse écrite:


En plus de développer les structures bibliothécaires, il serait essentiel de mettre à la disposition des collèges et lycées, les principaux titres de la presse écrite nationale et régionale.

- Les collèges pourraient ainsi initier très tôt l'apprentissage de la lecture de journaux, chose qui n'est pas facile avant et même après 15 ans. Au collège les quotidiens "Mon Quotidien" et "L'Actu" pourraient ainsi établir des partenariats privilégiés avec les établissements scolaires. Ce sont 2 titres réputés, particulièrement intéressants pour les 11 - 16 ans.
- Les lycées eux, pourraient mettre à disposition des élèves, des titres nationaux et régionaux comme "Le Monde" ou "Le Figaro", en respectant une pluralité de l'information.

Les bibliothécaires pourraient, durant 1 à 2h par semaine, organiser des échanges autour de l'information, une sorte de débat-jeunesse. Cet apprentissage pourrait sinon s'effectuer dans le cadre des cours d'ECJS (Education Civique Juridique et Sociale, cours de 2h par semaine, de septembre à janvier, au lycée).

Chaque élève doit être informé et doit s’informé. Il n’est pas rare, qu’à l’Université, de nombreux étudiants ne lisent pas ou ne s’intéressent pas à l’actualité en générale, notion extrêmement importante pour soi-même, mais aussi en fonction des filières choisies par l’étudiant ; le Droit par exemple.

 

- Il faudrait en outre, repenser, les tarifs des grands quotidiens et de la presse spécialisée, à l’égard de la jeunesse, afin de garantir à chacun un accès à l’information, à bas-coût. L’OFUP est là pour apporter des réductions non-négligeable.

5 - L'orientation, une priorité!


Il y a aujourd’hui en France, un manque d’orientation vis-à-vis des élèves.

Il y a bien sûr les Conseillers d’Orientation, mais ils ne sont pas assez nombreux, deux conseillers devant généralement se rendre dans plusieurs établissements départementaux, dans une même journée !

 

- Une service public de l’orientation doit être mis en place et garanti à chaque étudiant.  
- Au collège, un Conseiller devrait épauler à chaque fin de trimestre, le professeur principal pour guider les élèves dans les choix futurs. Chaque élève doit être dirigé, doit être conseillé de manière individuelle.
- Au lycée, dès la classe de Première, cette information devra être mise en place à hauteur de 1h par semaine, pour une couverture optimale de chaque élève. En effet, l'orientation au lycée est importante pour les choix futurs, dès lors que le Baccalauréat est passé, les élèves sont trop souvent démunis par rapport à l’avenir professionnel qui s’offre à eux.


La mauvaise orientation, plus précisément, le manque d'orientation, est une des causes de l'échec universitaire. Cet échec est parfois important; à titre d'exemple, le taux de réussite à Montpellier pour 2008 – 2009, n'a pas dépassé les 20 %, à Narbonne 45 % :

 

- Université de Droit Paul-Valéry à Montpellier : plus de 20 000 étudiants.

- Antenne délocalisée de Droit à Narbonne (dépend de l’Université Via Domitia de Perpignan) : environ 400 étudiants.

6 - Développer dès que la possibilité se présente, des "Antennes" délocalisées:


Les Facultés délocalisées présentent d'importants avantages.

- L'avantage premier, est la limitation du nombre d'étudiant.
A Narbonne (dépendant de Perpignan), il y 400 étudiants sur l'ensemble du Campus. A titre de comparaison, la Faculté de Droit de Montpellier, compte plusieurs milliers d'étudiants.
Cet avantage permet ainsi de travailler dans des conditions optimales: les amphithéâtres ne sont pas pris d'assaut, chaque étudiant peut avoir une place; ce qui n'est pas forcément le cas dans des Facultés ou un professeur présentera son cours devant des milliers d'étudiants présents devant des vidéos-projecteurs... et c'est un exemple Français!
- Le deuxième avantage est la convivialité accrue. Il n’y a pas cette sensation du « chacun pour soi » avec des professeurs inabordables. Les échanges avec les professeurs sont donc privilégiés, ce qui n’est pas inutile !
- Le troisième avantage, important, c'est la question du logement et du coût de la vie étudiante. Les grandes villes étudiantes (Toulouse, Lyon, Montpellier...) sont généralement hors de prix pour un étudiant boursier ou un étudiant moyen. Pour faire baisser cette inégalité d'accès aux études universitaires, ou aux Grandes Ecoles, les antennes délocalisées dans des villes moyennes (Perpignan compte 100 000 habitants, Narbonne, un peu plus de 50 000), sont un atout non-négligeable. Là aussi le coût d'investissement dans ces structures n'est pas faible, mais il faut savoir choisir entre une politique d'avenir tournée sur la promotion de ses étudiants, ou bien une politique du passé, tournée sur la paupérisation et l'infantilisation de ses étudiants.

Le Plan Campus que souhaite mettre en place le Gouvernement favorise un "classement" entre les étudiants, entre les Universités.

Alors que l’Université de Strasbourg doit percevoir en 2009, la somme de 300 millions d’euros, à titre de comparaison, l’Université de Perpignan aurait dû percevoir 42 millions d’euros ; elle n’en touchera que 100 000 euros, l’Etat s’étant désengager sur 50 % du montant prévu (200 000 euros) !
La France souhaite faire entrer ses Universités dans le Top 100 mondial, mais à quels prix ? Celui d'une jeunesse en crise qui se paupérise avec la hausse du coût de la vie ?

7 - La jeunesse des banlieues, un atout et non un fardeau:


La banlieue. L'éternelle promesse non-tenue des politiques.
Dans les années 1960 - 1970, en pleine croissance économique (la France avait alors une croissance quasi-similaire à la croissance Chinoise de ces dernières années), les Gouvernements successifs ont lancés de grands travaux d'infrastructures pour accueillir les immigrés Européens et Maghrébins, venus travailler en France, faute d’une mains-d’œuvre suffisante.
Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont étés parqués dans des tours, dans des barres de bétons, uniformes mais tellement inhumaines et contraire à la convivialité.

Aujourd'hui encore ces monstres de pierres assombrissent des quartiers entiers, des quartiers trop souvent laissés à eux-mêmes.
Le trafic de drogue s'y développe plus vite que dans d'autres quartiers, les règlements de comptes, les affrontements de "gangs" stimulent l'activité, la politique sécuritaire faisant le reste !

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits". Si tel était le cas, nous ne laisserions pas la jeunesse des quartiers dans cette misère.

Plutôt que de promettre, il faut agir.
Il faut permettre à chaque jeune des quartiers populaires d'accéder aux études secondaires, d'avoir la chance d'étudier convenablement.


Il faut que le Gouvernement investisse massivement dans les quartiers. Là où celà est possible, il faut repenser la vie sociétale.

La construction de logements HLM à taille humaine, économe en énergie serait une idée :

- Installation de panneaux solaires

- Installation d’éoliennes

- Parcs et squares de jeux…

Il n'y a pas de fatalité. Les trafics (drogue...) ne se développent pas dans les quartiers huppés de Paris.
Le fléau de la drogue se développe là où l'espoir disparait, là où la misère gagne. Il faut s'attaquer de front à ce problème.

Chacun doit avoir la possibilité d'avoir accès à l'Ecole de la République, une école laïque, gratuite et fraternelle.


Il faut clairement que les étudiants Français et Européens aussi, disent aux dirigeants continentaux que la jeunesse veut croire en un avenir meilleur, veut croire en son avenir.

La crise sociale et politique qu’a vécue et que vit la Grèce présente des aspects qui se retrouvent partout en Europe.
Une jeunesse "700 euros" (surnom des étudiants Grecs qui gagnent l'équivalent du SMIC), une jeunesse qui ne croit plus en ses représentants, corrompus, malhonnêtes...


La jeunesse doit prendre son destin en main, doit encourager ses représentants à agir, à investir massivement dans l’Education, dans la Recherche…
Sans appeler à un nouveau "Mai 68", je souhaiterai voir cette jeunesse, dont je suis un représentant, prendre son destin entre ses mains et pousser ses représentants à agir, à investir massivement dans l'éducation, dans la recherche...


Parce que l'éducation nationale n'est ni un sujet de droite, ni un sujet de gauche, mais l'intérêt premier de la Nation. L’éducation doit être placée en avant de tout.



Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr


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Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.

 

A compter de la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA).

J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.



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