Social

Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 09:05
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Social

Près de 1.500 producteurs ont voté mardi soir en faveur d'une grève européenne du lait comme ultime moyen de faire remonter les prix payés aux éleveurs. [...] Le vote a eu lieu à main levée vers minuit, mais aucune date n'a été évoquée.

La grève du lait consiste à jeter ou à donner le lait trait pour faire pression sur l'industrie laitière et les politiques afin que les prix remontent. "Rien ne peut stopper une idée dont le temps est venu", a lancé un producteur allemand Stephan Lehman, très applaudi, après avoir tenté de démontrer, chiffres à l'appui, qu'une grève du lait ne coûterait pas si cher aux producteurs, étant donné le prix d'achat pratiqué actuellement. [...]

Le président de l'Apli, qui revendique 600 membres depuis sa création en décembre 2008, Pascal Massol, a appelé les producteurs à installer dans leurs champs des panneaux indiquant : "ici, bientôt, grève et don de lait". "Si vous, producteurs de l'Ouest, poids lourds de la production laitière française, démarrez, la France démarre. Si la France démarre, l'Europe démarre", a ajouté ce producteur de l'Aveyron. [...]

[...] Lundi, selon les gendarmes, environ 1.200 producteurs se sont réunis sur le même thème à Saint-Méen-le-Grand en Ille-et-Vilaine. L'idée d'une grève du lait semble ainsi faire son chemin depuis plusieurs mois dans les campagnes françaises. Ces dernières semaines, les réunions sur ce thème se sont multipliées, et des centaines de producteurs y ont participé à chaque fois. À Saint-Hilaire-du-Harcouët, mardi soir, on trouvait non seulement des membres des principaux syndicats agricoles français, mais aussi des producteurs non syndiqués. [...]

____________________

-> Article intégral publié sur le site du magazine "Le Point" (avec AFP)

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /2009 16:00
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Social

Depuis le 11 mai, les hôtesses, stewards et agents qui assurent la restauration à bord des trains sont en grève continue, pour protester contre le transfert du marché de la restauration ferroviaire à la société Cremonini.

Ronald Dufresne-Almendro, syndicaliste SUD et adhérent de Désirs d'avenir, a publié sur
Rue89, cette lettre de revendications envoyée à Guillaume Pepy, président de la SNCF, dont nous vous conseillons la lecture.

« Monsieur le président de la SNCF,

Les 1 350 hôtesses, stewards et agents qui sont au service et à la disposition de vos voyageurs 365 jours sur 365, sont en grève depuis le 11 mai.

M. le Président
, vous reconnaissez :

  • Le rôle essentiel que nous jouons dans votre offre clients. Vos clients plébiscitent à plus de 90% la qualité de notre présence à bord.
  • Que nos rémunérations ne sont pas très élevées au vu des contraintes (travail 7j/7, horaires décalés, découchés…) [comme vous l'avez expliqué sur] Canal +, au “Grand journal”.

M. le Président, en octobre, nous vous avons alerté sur le caractère grossièrement non durable de l'offre Cremonini retenue par vos services auxquels ce caractère ne pouvait échapper.

M. le Président
, l'échec (endogène au contrat initial) annoncé est déjà là, accéléré par l'effondrement du chiffre d'affaires constaté dès les premiers jours, la non maîtrise des coûts et l'ignorance, proche de la perfection, de l'activité par Cremonini

M. le Président
, ce contrat a déjà provoqué 16 jours de grève durant lesquels plus de 70% des bars ont été fermés !

M. le Président
, vous médiatisez l'entreprise SNCF “entreprise citoyenne”, mais votre éthique d'entreprise est mise à mal par ce contrat !

M. le Président
, où est votre soutien à l'emploi en ces temps de crise, affirmé sur Europe 1 le 8 mars 2009, avec le financement par la SNCF du licenciement annoncé de 50 administratifs et inaptes au travail à bord ?

M. le Président
, vous ne pouvez pas médiatiser le code déontologique de la SNCF sans l'imposer aussi à votre prestataire.

Vos 1 350 hôtesses et stewards agissent et sollicitent votre intervention parce qu'ils veulent tenir toute leur place dans votre offre voyageurs, être respectés.

Leur exigence se limite au maintien de leurs rémunérations, de leurs conditions de travail et de leur statut social.

Les 1 350 hôtesses, stewards, agents transférés et les organisations syndicales CFDT-CGT-FO-SUD-Rail. »

____________________

-> Publié sur le site officiel de Ségolène Royal, "Désirs d'Avenir"

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 11:30
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Social

L’ensemble des experts qui se sont exprimés dans ce débat s’accordent, sous différents points de vue - social, économique, politique…- pour considérer que si le vieillissement de la population constitue une formidable avancée pour nos sociétés, ses conséquences presque mécaniques en matière de dépendance, font de la prise en charge d’un nombre croissant de personnes très âgées en perte d’autonomie un défi d’une ampleur inconnue jusqu’alors, qui ne peut que s’accentuer rapidement.

Un assez large consensus existe aussi, dans notre pays, pour saluer les progrès accomplis depuis une dizaine d’années, dont la création de l’APA, sous l’égide du gouvernement Jospin, a représenté le point d’orgue : en effet, que serait l’ampleur de nos problèmes actuels si ce texte n’existait pas, surtout à l’aune du système qui le précédait, la Prestation spécifique dépendance (PSD), beaucoup moins favorable et aujourd’hui tombée dans un légitime oubli !

De même, par la suite, deux dimensions organisationnelles sont venues heureusement donner corps à cette grande réforme.

D’abord, le rôle et la pertinence de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) sont largement acceptés par les différentes parties (conseils généraux, professionnels, usagers et organisations syndicales) qui participent à sa gouvernance. Il est clair que si le fameux « 5ème risque » voit le jour, la CNSA a vocation à en être le pivot.

Ensuite la loi créant l’APA a confié aux conseils généraux la gestion de la prestation. Depuis 2001, les départements ont fait globalement un travail efficace en mobilisant et en formant des équipes administratives et des équipes médico-sociales compétentes, en raccourcissant très sensiblement les délais de traitement des dossiers. Là encore, on peut légitimement s’interroger sur ce qu’aurait pu devenir le nouveau système sans cette implication pratique, au jour le jour.

Pourtant, chacun voit bien que les ambitions du législateur n’ont pas résisté aux tentations gestionnaires de la période et, ce qui me semble plus grave, à une pratique gouvernementale parfaitement antinomique avec un discours en apparence stable, dans la priorité affichée envers ces questions. On a beaucoup parlé des personnes âgées, aux personnes âgées, surtout pendant la dernière campagne présidentielle, mais très peu de ces reculs constants.

En effet, la gauche a créé l’APA en 2001 comme un premier pas, décisif, vers une 5ème branche. Ainsi, alors que la PSD renvoyait le financement de cette prestation à 100% aux seuls conseils généraux, l’APA, elle, était censée être financée à 50/50 par l’Etat et les conseils généraux.

Or, cette clé de partage a volé en éclats, puisque, dès 2007, l’APA était financée aux ¾ par les seuls départements, cette dérive majeure accentuant évidemment la fracture territoriale qui sépare départements « pauvres et vieux » des départements « jeunes et riches ». Président le conseil général des Alpes de Haute Provence, j’ai pu concrètement en mesurer les effets pour une petite collectivité essentiellement rurale. Cette évolution tourne donc clairement le dos à la solidarité nationale, qui est la seule échelle pertinente pour assumer une telle politique : qui peut considérer comme normal que les jeunes des Alpes de Haute Provence « paient » seuls pour les anciens sur ce territoire, à l’intérieur duquel se trouverait confinée une redistribution entre générations, dès lors illusoire ?

Outre ce recul fondamental, l’APA, malgré son apport essentiel, se révèle encore trop limitée pour permettre de rendre le maintien à domicile totalement effectif pour tous, qui correspond, très naturellement, à une attente croissante.

Comme le nombre de personnes âgées dépendantes va inéluctablement augmenter d’environ 1 à 2% par an dans les prochaines années, il va bien falloir mieux prendre en compte les nouveaux besoins, à domicile pour permettre d’augmenter le volume d’aide, mais aussi en EPHAD pour contribuer à diminuer un « reste à charge » de plus en plus difficile à supporter par les intéressés et leurs familles.

La dignité commande de ne pas négliger non plus la question du « pécule », souvent très modeste, laissé aux résidents, du fait même des charges de structure et d‘hébergement qui obèrent les coûts des établissements. Combien de couples quinquagénaires actifs ont aujourd’hui les plus vives difficultés à assumer les prise en charge de parents très âgées, tout en continuant de soutenir leurs enfants en butte à des problèmes d’emploi !


Dans ces conditions, les solutions à apporter relèvent certes d’une volonté bien plus nette du politique, pour déjà remédier aux dérives enregistrées depuis 2002, mais surtout afin de mettre en place un dispositif « soutenable ».

Le cynisme consistant à renvoyer chacun à son propre effort d’assurance ne peut faire illusion. Comme plusieurs intervenants le relèvent avec justesse, la solidarité nationale doit être le socle de cette politique, pas un simple adjuvant. Il y aurait d’ailleurs un grand paradoxe à défendre le principe d’une protection sociale collective et à en dénier parallèlement les vertus pour ce 5ème risque, dont la « numérotation » ne doit pas nous faire oublier qu’il est certes le dernier en date de nos grands systèmes sociaux, mais pas le moindre en importance.  Il est vrai que les mêmes qui voudraient renvoyer à la seule assurance individuelle la prise en charge du vieillissement, ont pour la sécurité sociale un attachement probablement de pure façade…

En toute logique, les conditions de financement du 5ème risque doivent être considérées dans le cadre plus large des enjeux économiques de la protection sociale. Le véritable délabrement des comptes sociaux, amorcé depuis 5 ans et évidement aggravé par la crise, à défaut d’en être une simple résultante, nous rappelle qu’en la matière, tout se tient.

Pourtant, si l’on considère le sujet de la dépendance d’un point de vue intrinsèque, les surcoûts à prendre en compte demeurent, toutes choses égales par ailleurs, relativement limités.

Comme, précisément, la sortie de crise va être douloureuse et lente, le risque est donc grand de devoir attendre un hypothétique redressement des finances sociales, pour que les choses changent. Il me semble clair que la tactique de la fuite en avant tient lieu, désormais, de stratégie au gouvernement : quand il sera « trop tard », l’appel à la responsabilité individuelle des assurés et la remise au jour des vieux outils de l’aide sociale pour les plus modestes (récupération sur succession notamment), tiendront lieu de viatique : ce sera, en somme, à prendre ou à laisser.

Dans ces conditions, augmenter les moyens disponibles par un recours spécifique à la CSG me paraît la moins mauvaise des formules. Une augmentation modeste dégagerait des marges non négligeables, dans le cadre d’un prélèvement socialement plus juste que les autres et surtout avec un ciblage clair. Rien n’empêcherait d’ailleurs de procéder par étapes, sur la durée, sans s’interdire au fil du temps des redéploiements avec des dépendances rendues moins nécessaires, par exemple en matière de prise en charges classiques par l’assurance-maladie.

Qu’ensuite, des systèmes conventionnels, y compris à travers des accords de branche ou d’entreprise, se développent parmi les salariés sur une logique de complémentarité, au même type que la prévoyance pour faire face à ce « risque », sera tout à fait bienvenu. Cela peut même constituer un nouveau terrain de dialogue social, se situant  à une sorte d’intersection naturelle entre la santé et la retraite.

Dans ce cadre, la CNSA pourrait naturellement se voir adosser le pilotage de la nouvelle  branche et garantir un traitement équitable de tous sur tout le territoires, tandis que les  conseils généraux, gestionnaires de proximité, pourraient alors exercer leurs missions sur des bases durablement saines.

Toutes ces pistes concrètes, avaient été développées et détaillées par Ségolène ROYAL lors des élections présidentielles : elles demeurent plus que jamais pertinentes et urgentes.

Si l’on mesure l’état d’une société à la manière dont elle traite ses anciens, on ne peut, sans nier les progrès réalisés, considérer le bilan de la France comme véritablement à la hauteur d’une grande Nation. Je ne sais si ce grand sujet sera un thème de la future campagne présidentielle de 2012, mais j’ai la conviction que nous ne pouvons plus encore attendre trois ans pour que l’Etat fasse son devoir. J’ajouterai que les Français seraient bien inspirés de demeurer vigilants sur ces questions, qui ne figurent pas de manière très nette, à ce jour, dans les grandes revendications sociales, de sorte que la pression mise sur les pouvoirs publics pour les prendre à bras le corps demeure très diffuse. Or, mettre en œuvre véritablement ce 5ème risque suppose que tous les acteurs se mobilisent, partenaires sociaux, élus nationaux et locaux, mais aussi acteurs économiques, car ce secteur est riche en perspectives de développement et d’emplois non délocalisables.

C’est un combat que nous devons mener avec force et dans lequel je m’engage personnellement.

____________________

-> Publié sur le site officiel de Ségolène Royal, "Désirs d'Avenir"

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 13:00
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Social

L'issue du conflit Caterpillar est un scandale qui ne peut que mobiliser celles et ceux qui sont attachés au respect de la ressource humaine.

La crise économique impacte fortement l'actualité quotidienne.

3 000 emplois par jour sont supprimés depuis quelques semaines. Les médias institutionnels semblent guidés par la volonté de marginaliser cette réalité. C'est dommage pour la qualité du contenu de l'information. C'est d'autant plus regrettable que certains conflits montrent des tournants dans les réactions collectives.

Dans les années 70, le conflit le plus symbolique fut celui de Lip, proclamant alors la force de l'autogestion face à un patronat paternaliste qui partageait peu ou pas du tout les décisions. José Bidegain a publié des travaux très intéressants sur cette ambiance. L'autogestion fut rangée dans les tiroirs mais la participation allait connaître de nouvelles avancées d'ailleurs largement insuffisantes.

Dans des circonstances différentes, le conflit Caterpillar donnera probablement lieu à des études intéressantes. Il a marqué deux valeurs :
- le retour en forme de la solidarité salariale,
- la priorité à l'instant présent.

Jusqu'alors, dans de très nombreux cas, des conflits étaient fragilisés par des divisions dans le front des revendications.

La crise d'octobre 2008 a fait renaître une conscience de classe c'est à dire la certitude que la revendication collective est le seul moyen d'être fort.

Cette conscience de classe nouvelle repose sur des bases différentes. La ligne de frontière est désormais entre ceux qui "profitent" de la crise et tous ceux qui "subissent" la crise, ses précarités, ses angoisses ... C'est la fin du "sauve qui peut" qui prévalait jusqu'alors.

Deuxième constat, la confiance est tellement ébranlée qu'accepter un sacrifice immédiat au motif d'en éviter un autre éventuel demain ne marche plus.

Chacun a le sentiment qu'accepter un sacrifice immédiat s'ajoutera au sacrifice prochain juste différé. C'est donc un cumul d'inconvénients intolérables. Cette perception montre que la confiance n'existe plus. Là aussi, c'est une nouvelle donne importante qui ne peut que radicaliser les relations.

Caterpillar marquera une étape dans les conflits sociaux. C'est dommage que le Gouvernement par la voix de son Ministre de l'Industrie n'ait pas opté pour un virage montrant son rejet de principe des "licenciements kleenex" quand un groupe international enregistre de tels profits.

____________________

-> Article publié sur le site d'analyse et de communication Exprimeo.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recommander

frêche

Edito de présentation

 

Etudiant en Licence de Droit à la Faculté de Droit & des Sciences Economiques de Narbonne, j'ai obtenu un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES), en 2007.

Agé de 20 ans, j'envisage une carrière dans le domaine du Droit Public et/ou une carrière politique.
En mars 2010, j'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia (2010-2012).

En août 2006, j'ai décidé d'ouvrir ce blog, lieu d'échanges et de réflexions.
Je rédige régulièrement des Billets d'Humeur centrés sur l'actualité nationale et internationale, avec également mes points de vues sur plusieurs domaines de société (éducation, environnement, social, sport...). 
Initialement blog de soutien à Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, j'ai souhaité poursuivre la rédaction d'articles basés sur le parcours et l'actualité de la Présidente de la Région Poitou-Charentes, ancienne Ministre et ancienne Député, qui met en pratique la politique "par la preuve" et qui porte haut, les couleurs de la Démocratie Participative.

Auvergnat d'origine et Languedocien de coeur, je laisse une place particulière sur le blog, à l'actualité locale.



Pour me contacter

* Email *
kevinbernardi@wanadoo.fr

* SMS *
06 32 24 16 97

facebook

twitter
la coopol

Syndication

  • Flux RSS des articles

Tous ensemble !

annecy 2018 jo hiver ville requerante


Adhérez !


PS - la convention 

PS - laboratoire des idées
PS - territoires
PS - la coopol
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés