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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:00
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Un petit tour à Prague, au congrès du Parti socialiste européen, les 7 et 8 décembre, un autre à Copenhague, les 15 et 16 décembre, au sommet de l'ONU sur le climat, Martine Aubry remplit désormais pleinement son rôle de première secrétaire du PS. L'air de rien, celle qui confiait, le 26 novembre, sur le plateau d'"A vous de juger", sur France 2, que les questions sur l'élection présidentielle de 2012 "ça la rase" soigne son image nationale et internationale.

La maire de Lille profite de l'absence ou de l'empêchement de ses concurrents pour creuser tranquillement son sillon. La marginalisation de
François Bayrou, qui s'est fait voler la vedette à son propre congrès du MoDem, les 5 et 6 décembre à Arras, par une Ségolène Royal lui proposant, au nom de la "coalition arc-en-ciel", du centre à la gauche altermondialiste, qu'elle défend, une alliance dès le premier tour aux régionales en Poitou-Charentes, la conforte dans sa posture de chef de l'opposition. M. Bayrou est parlementaire mais n'a plus de troupes. Il peut difficilement espérer effacer son échec aux européennes du 7 juin par un rebond aux régionales de mars 2010. Mme Aubry n'est pas parlementaire mais elle dispose - c'est la force principale du PS - d'un puissant réseau d'élus. Après la débâcle européenne, elle parie sur de bonnes régionales.

Au sein du parti, Mme Aubry n'est, pour l'heure, pas gênée par ses rivaux. Même s'il s'imagine candidat en 2012, dans l'hypothèse où il continuerait à faire la course en tête dans les sondages,
Dominique Strauss-Kahn est pieds et poings liés par son mandat de directeur général du Fonds monétaire international. En chute libre dans les sondages, Mme Royal se voue d'abord à sa réélection en Poitou-Charentes et à la reconquête de son courant, L'Espoir à gauche (EAG), double préalable au lancement de sa candidature pour 2012. L'ancienne candidate à l'Elysée multiplie les "coups", moins tactiquement improvisés qu'on l'imagine. Elle s'affranchit des règles édictées, le 20 octobre, par le PS : rassemblement de la gauche au premier tour, ouverture au MoDem au second. Elle est là où on ne l'invite pas - au colloque d'EAG à Dijon, au MoDem (à distance) -, elle joue la chaise vide là où elle a sa place, comme à la convention du PS sur les régionales, le 12 décembre à Tours.

Désireux d'être candidat en 2012,
François Hollande se prépare en soignant son image afin de surmonter son persistant déficit de popularité. Après n'avoir eu de cesse de critiquer son prédécesseur, Mme Aubry a déjeuné avec M. Hollande, le 1er décembre, pour tenter de faire la paix. A-t-elle pour autant la voie libre ?

Tout se passe comme si la fille de
Jacques Delors - qui, pour nombre de socialistes, reste celui qui n'a pas été candidat à l'Elysée en 1995 - endossait peu à peu un costume présidentiel. En tout cas, elle s'y essaie. Deux actes vont dans ce sens. Le premier est sa participation (très réussie) à l'émission de France 2 le 26 novembre. A l'aise, mordante, mêlant dénonciations et propositions, Mme Aubry a incarné l'opposition à Nicolas Sarkozy. Elle a tenu un discours bien à gauche, propre à satisfaire ses alliés. Et elle a surtout tendu la main au MoDem comme elle ne l'avait jamais fait.

L'événement est passé inaperçu. Son débat avec
Marielle de Sarnez, numéro deux du MoDem, a certes commencé par une passe d'armes sur les services publics et une réfutation des "combinaisons en politique". Mme Aubry a relevé que sur l'Etat, la fiscalité, "on a encore besoin de travailler". Prenant acte que M. Bayrou a "tout à fait le droit" d'être candidat en 2012, elle a prôné "la clarté" : "On ne va pas ensemble devant les électeurs pour battre Nicolas Sarkozy. On va pour construire quelque chose", les idées étant à la base des "alliances", et non l'inverse.

Mais Mme Aubry a fait une offre publique de dialogue à un MoDem qui, à Lille, est dans sa majorité municipale : "Attendons peut-être votre congrès, ensuite nous en débattrons. (...) Parce que nous sommes et des démocrates et des humanistes et des Européens, (les Français) n'aimeraient pas qu'on les trompe et qu'on fasse semblant d'avoir des alliances. Allons jusqu'au bout, on a deux ans pour discuter et travailler." "Ouverte à tous les hommes et les femmes qui se disent que ce système marche sur la tête", Mme Aubry a récusé "ceux qui ne veulent pas venir au pouvoir" et s'est dite prête "à débattre avec tous".

Cette ouverture a troublé des proches de Mme Aubry, d'où l'empressement de certains, comme
Benoît Hamon et Claude Bartolone, à botter en touche en fustigeant les offres de... Mme Royal à M. Bayrou. Le Parti communiste s'en est ému et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon a observé qu'"il aura fallu un an pour que la victoire idéologique de Ségolène Royal au PS soit totale". Au-delà des régionales, la feuille de route, qui cimente la majorité de la maire de Lille autour du refus de "toute alliance avec le MoDem", est caduque. Le 2 décembre à Rennes - deuxième acte -, Mme Aubry a tenu un discours-programme lyrique sur l'identité républicaine et sociale de "la France qu'on aime", martelant que "l'heure n'est plus à proposer quelques adaptations au système actuel : il faut en changer". Discours à gauche, clins d'oeil au centre ? Une panoplie de candidat.

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-> Analyse publiée sur le site du journal "Le Monde" par Michel Noblecourt, éditorialiste

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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 14:30
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Martine Aubry n’a pas bouclé son tour de France au sprint. A Rennes, devant une salle choisie pour ne pas s’exposer à une mauvaise surprise (les très belles halles Martenot n’accueillaient que quelque 600 places assises) et un public chaleureux mais pas survolté (le MJS vous manque et tout est dépeuplé), la première secrétaire a préféré l’effort de longue haleine. Un discours sur « la France qu’on aime » de quatre-vingt minutes (la durée d’un match de rugby, quand même…), sans grand relief ni formules choc, avec – comme il est désormais de rigueur dans le monde politique – le concours réglementaire de citations. Au programme : De Gaulle, Renan, Aznavour, Ferry et bien évidemment Jaurès mais pas Mitterrand. Alors que le débat sur l’identité nationale est lancé depuis un mois par Eric Besson et que pratiquement tous les principaux dirigeants socialistes ont apporté leur grain de sel, la première secrétaire a livré en live à Rennes la version – très -  longue (special remix) de sa prestation de la semaine précédente face à Jean-François “DJ” Copé sur France 2.

Or, si ce discours n’a pas mis le feu, au moins tombait-il à pic. La célébration de la « France qu’on aime » avait le mérite d’être délivrée au bon moment. D’abord parce que la question du « c’est quoi, la France ? » est devenue, pour tout un tas de raisons (la montée des préoccupations sociales, la perte de crédit de Nicolas Sarkozy sur la thématique traditionnellement « de droite » qu’est l’immigration, notamment) un terrain sur lequel la gauche apparaît finalement plutôt à l’aise face au gouvernement. Et puis, il s’avère chaque jour un peu plus que le débat sur l’identité nationale à la mode Besson patine car il profite au Front national plus qu’à l’
UMP et, surtout, il commence à s’en dégager des odeurs nauséabondes. Dans ces conditions, un discours, même convenu, de la patronne du PS sur l’identité de la France ne pouvait pas faire de mal. « Je ne parle pas de la « France qu’on aime » parce que cela donne un angle d’attaque contre la droite mais parce que j’y crois » répondait pourtant Mme Aubry sur le quai de la gare de Rennes quelques minutes après son discours. Compris?

Ce
tour de France place la première secrétaire en position de creuser son sillon. Pendant que DSK, suivant les consignes de l’équipe FMI, lambine en queue de peloton et que Ségolène Royal, entrainée dans une spectaculaire chute collective de la Motion E sur les gravillons de la descente de Dijon, tente de remonter en selle, Martine Aubry en a profité pour démarrer, la tête dans le guidon. Cette tentative d’échappée n’est pas la première. Pour l’instant, le peloton se contente d’observer, considérant que le cavalier seul de la première secrétaire se situe trop loin de la ligne d’arrivée de 2012 pour qu’il vaille la peine de se précipiter à sa poursuite. En langage cycliste, cela s’appelle bénéficier d’un bon de sortie. Martine Aubry, arc-boutée depuis un an sur un discours centré sur la célébration du retour aux  « valeurs », s’estime renforcée dans sa vision de la rénovation. Tant pis si, à la direction du PS, certains commencent à trouver qu’il serait temps de passer au concret.

Quoi qu’il en soit, la première secrétaire se met de plus en plus clairement sur orbite pour les primaires même si elle estime que ce tour de France n’a pas changé son rapport aux Français. Sa préférence personnelle irait vers une compétition limitée à quatre ou cinq candidats. En attendant, ses rapports avec Ségolène Royal ne sont pas mauvais car inexistants. Avec DSK, ils sont excellents se plait-elle à préciser. Dernièrement, Dominique a adressé à Martine un sms « très gentil » émaillé de smileys. Il s’en passe des choses, au PS.

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-> Article publié sur le blog "Puzzle Socialiste" du journal "Le Monde", par Jean-Michel Normand

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 12:53
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Dans le projet de réforme des lycées, le Ministre de l’Education Nationale prévoit de rendre optionnel en terminale l’enseignement de l’Histoire Géographie pour les filières scientifiques.

L’UMP se gargarise de déclarations sur l’identité nationale. Dans le même temps, elle s’apprête à priver la moitié des bacheliers généraux de cours qui leur donnent les clefs indispensables pour appréhender notre histoire collective.

Aimer la France, c’est accepter de regarder son histoire en face. Et pour cela, il faut la connaître.

Cette décision confirme que le débat sur l’identité nationale ne correspond à aucune volonté sincère d’approfondir la connaissance des principes au fondement de notre identité collective. Cette décision confirme que le débat sur l’identité nationale est une manipulation politique qui a pour principal objectif de lancer une polémique douteuse amalgamant le sujet de l’identité et l’immigration.

Dans une période trouble où les faits historiques sont régulièrement remis en cause par les obscurantistes de tous bords, le gouvernement néglige l’importance de l’histoire, discipline indispensable pour donner à chacun les moyens de comprendre le monde. L’école doit donner à tous et le plus longtemps possible la chance de se pencher et de s’interroger sur le passé.

Le lycée est, bien entendu, une voie d’accès à l’enseignement supérieur, la première marche concrète d’un projet professionnel et il faut permettre une spécialisation de qualité en fin de cycle. Mais cet objectif ne doit pas être poursuivi au détriment de la mission républicaine de l’Ecole de la maternelle aux études supérieures : former des citoyens éclairés, disposant de toutes les clefs d’analyse de notre monde contemporain.

Le Parti socialiste demande que l’enseignement obligatoire de l’histoire soit maintenu jusqu’à la fin du lycée. 52% des bacheliers sont en série scientifique, les priver d’une matière aussi essentielle est irresponsable et dangereux.

Communiqué de Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’Education

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-> Parti Socialiste

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 08:30
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[...] Au lendemain du vote militant qui a conforté sa candidature comme tête de liste en Languedoc-Roussillon à plus de 80% - 87% dans l’Hérault -, Georges Frêche ne s’est pas privé de fanfaronner: «Oui, je suis satisfait», a-t-il dit à l’AFP, tout en assurant ce résultat «acquis depuis longtemps». [...]

[...] Et de continuer son pied de nez aux dirigeants socialistes: «Moi qui n’ai jamais été un mitterrandiste forcené, je trouve que Mitterrand, à côté de l’équipe actuelle, c’était un grand Monsieur. C’était quelqu’un qui connaissait la France.»
«L’équipe actuelle» est forcée de s’incliner. Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a ainsi reconnu que le parti «prend acte» et «tiendra compte» du vote des militants qui «ont choisi massivement de s’incrire derrière Georges Frêche». «Nous allons en discuter d’ici le 12 décembre», date de la convention nationale à Tours qui doit définitivement ratifier les listes et lancer la campagne, a-t-il annoncé, rappelant la priorité: «Il est clair que l’objectif principal, c’est de garder la région à gauche, que nous tiendrons compte du vote des militants et que nous allons aujourd’hui discuter avec nos partenaires (de gauche) pour permettre un rassemblement.»

Une décision qui a horripilé Arnaud Montebourg, qualifiant d’«inacceptable» le soutien «d’une manière directe ou indirecte» à la candidature à Frêche. Selon le secrétaire national du PS à la rénovation, «d’autres solutions existent et sont prêtes» et la convention nationale du 12 décembre «devra donc, sans transiger, les rechercher et les faire aboutir». [...]

[...] Quant au député de l’Essonne, Julien Dray, écarté en raison de ses démêlés judiciaires, il se pose en victime, dans un long billet
sur son blog, se défendant d’avoir pris ses camarades «en otage». «On me reproche encore d’avoir politisé mon affaire, voire d’avoir instrumentalisé le parti socialiste dans mes soucis judiciaires. C’est avoir la mémoire un peu courte!», écrit Julien Dray, dénonçant «un comportement incompréhensible à [son] égard depuis plusieurs mois». [...] Dans l’Essonne, où Dray, vice-président sortant du conseil régional d'Ile-de-France, veut maintenir sa candidature, la liste conduite par Carlos Da Silva, premier fédéral du département, a été adoptée «à plus de 70%».

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->
Article intégral publié sur le site du journal "Libération"

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 06:31
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Les chiffres sont tombés : entre 95 000 et 97 000 adhérents ont voté hier soir pour ratifier les listes départementales à l'approche des Régionales 2010.

Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections a déclaré que les militants ont validé les listes "entre 65 et 90%, selon les départements".

En Languedoc-Roussillon, c'est sans surprise que les militants ont validé les listes notamment dans l'Hérault où Georges Frêche conduira la liste socialiste (88 %) ou dans l'Aude, où la liste menée par Didier Codorniou et Maryline Martinez en seconde position a reçue l'adhésion de 55 % des militants (45 % pour la liste Codorniou-Giral).
Dans le Gard et dans les PO, les listes sont validées à 90 % et en Lozère, à 98 % !

Après ce vote, je n'imagine pas la Direction nationale du Parti Socialiste prendre une décision contraire à l'avis des militants et de ce fait, bloquer l'investiture de Georges Frêche. Il en va du maintien de la Région Languedoc-Roussillon, à Gauche.


Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr

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Qui suis-je ?

 

 

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Étudiant âgé de 22 ans, je suis actuellement la formation du Master II Administration et Droit de l'Action Publique de l'Université de Perpignan-Via Domitia dans l'optique de réaliser un Mémoire portant sur les mutations dans la gouvernance du Comité International Olympique (CIO) et dans l'organisation des Jeux Olympiques.

 

Élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université, le 11 Mars 2010, pour un mandat de deux ans, je représente plus particulièrement l'antenne délocalisée de Narbonne.

 

J'ai ouvert ce Blog en Août 2006 avec la volonté de créer un lieu d'échanges et de réflexions à l'occasion des Primaires Socialistes - en soutien à Ségolène Royal - puis de la Présidentielle de 2007.

Aujourd'hui centré sur l'actualité politique nationale et internationale, ce Blog se développe aussi au travers d'articles thématiques principalement axés sur la Vie Etudiante et l'Actualité du Droit et de la Justice, deux thématiques qui me sont chères au regard de mes études.

 

Adhérent du Parti Socialiste (Section de Narbonne) depuis 2008, je suis par ailleurs Responsable local du Mouvement des Jeunes Socialistes depuis 2011.

 

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