"Je veux que le monde entier sache que c’est la fin des élections honnêtes en Ukraine".
Cette phrase, c'est le Premier Ministre ukrainien qui l'a prononcée, où plutôt écrite, aux dirigeants du G8.
Ioulia Timochenko craint en effet de voir l'Ukraine sombrer dans une nouvelle crise politique, comme ce fut le cas, en 2004 à l'aube de la "Révolution Orange" qui porta Viktor
Iouchtchenko à la présidence de la République.
Il y a quelques jours, l'adversaire de Ioulia Timochenko - Viktor Ianoukovitch - a fait voter au Parlement, une disposition législative qui modifie en
profondeur les règles concernant la Commission Electorale.
Sur les 243 parlementaires présents, 233 ont dit "Tak" au texte*.
Ioulia Timochenko estime que "sur la base de cette loi, on peut exclure arbitrairement des
membres de la commission électorale, qui pourra alors fonctionner avec les représentants d’un seul candidat".
Avant hier, Viktor Ioutchtchenko, encore Président pour quelques heures, a signé la loi, validant ainsi toutes les mesures prévues.
Quand on sait que le scrutin de demain est un second tour présidentiel à l'issue plus qu'incertaine, on peut légitimement se poser la question de
savoir si ces élections ne vont pas tourner de manière tronquée, à l'avantage de Viktor Ianoukovitch - pro-russe - au détriment de Ioulia Timochenko présentée comme étant plus
"europhile".
Au premier tour, Vicktor Ianoukovitch est arrivé en tête avec 35,32 % des suffrages contre 25,05 % à Ioulia Timochenko. De son côté, l'actuel Président n'a recueilli que 5,45 % des voix.
Mais quelque soit l'issue de ce scrutin, la crise économique et sociale persistera encore plusieurs mois - voir années - dans un pays durement frappé en 2008. Le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, a chuté de 15 % en 2009. Autre mauvais signe de la conjoncture économique ukrainienne, le niveau des
Investissements Directs Etrangers (IDE) : ils ont baissé de moitié durant l'année passée.
L'Etat ukrainien a aussi vécu depuis 2004 sous la menace russe de couper l'approvisionnement du territoire, en gaz.
Une fois de plus, le second tour de la Présidentielle en Ukraine offrira aux électeurs, un affrontement entre l'Est et l'Ouest, avec, au dessus des urnes, l'ombre de Moscou.
Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr
* Oui en ukrainien.
Etudiant en
Licence de Droit à la Faculté de Droit & des Sciences Economiques de Narbonne, j'ai obtenu un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES), en 2007.
Agé de 20 ans, j'envisage une carrière dans le domaine du Droit Public et/ou une carrière politique.
En mars 2010, j'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia (2010-2012).
En août 2006, j'ai décidé d'ouvrir ce blog, lieu d'échanges et de réflexions.
Je rédige régulièrement des Billets d'Humeur centrés sur l'actualité nationale et internationale,
avec également mes points de vues sur plusieurs domaines de société (éducation, environnement, social, sport...).
Initialement blog de soutien à Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, j'ai souhaité poursuivre la rédaction d'articles basés sur le parcours et l'actualité de
la Présidente de la Région Poitou-Charentes, ancienne Ministre et ancienne Député, qui met en pratique la politique "par la preuve" et qui porte haut, les couleurs de la Démocratie
Participative.
Auvergnat d'origine et Languedocien de coeur, je laisse une place particulière sur le blog, à l'actualité locale.
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