Après le fracas et les clameurs de l’été – le traumatisme post-européen, le télescopage Aubry-Valls et l’appel au sabordage lancé par BHL – les
socialistes aspirent à une rentrée politique apaisée, si ce n’est sereine. Cette année, l’université d’été de la Rochelle qui se tiendra du 28 au 30 août, devrait ressembler à un camp de boys
scouts plutôt qu’à un théâtre d’ombres, comme en 2007, ou une tragédie grecque comme en 2008. Voilà ce que pronostiquent les dirigeants déjà rentrés de vacances. Pile quarante ans
après la création du nouveau PS au congrès d’Alfortville sur les ruines de la SFIO et le concert de Woodstock, ambiance peace and love pour les retrouvailles
rochelaises…
Une bonne raison à cela : la proximité des élections régionales de mars 2010. Ce scrutin touche au cœur du fonctionnement du parti. Beaucoup de monde est
concerné ; plusieurs centaines d’élus (20 régions sur 22 sont dirigées par le PS) et une ribambelle de collaborateurs employés par les exécutifs régionaux. D’où le sentiment
aigu que, comme le rappelle Henri Weber, « on risque gros ». « Il va y avoir une forte pression pour que personne ne déconne. Tout le monde va serrer les rangs » assure le
député européen qui trace l’horizon des prochains mois ; la convention sur la crise économique, en janvier, puis une autre convention qui adoptera, dans la foulée des régionales, le principe de
primaires ouvertes. « Tout cela est gérable » insiste ce proche de Laurent Fabius. « Plus on se rapprochera des régionales, plus va s’établir un principe de responsabilité. Il faut
espérer que cela réduise le risque de déclarations intempestives » souhaite de son côté Géraud Guibert, fondateur du Pôle écologique du PS.
A l’approche de la rentrée, on remarque d’ailleurs que Jean-Christophe Cambadélis – prompt, de coutume, à décocher quelques phrase assassines – prend de très
bonnes résolutions. Au point de solliciter l’absolution. « J’aspire à être un homme politique de bonne volonté. C’en est fini du temps des francs-tireurs » certifie « Camba » dans un
entretien publié mardi 18 août par Libération. Sur
son blog, le secrétaire national aux questions
internationales publie une longue « Lettre à un militant qui n’en peut plus ». Sa conclusion : « nous jouons bien plus que l’avenir personnel de quelques uns, c’est d’une part
de notre histoire et de l’avenir des Français qu’il s’agit ». Qu’on ne compte pas non plus sur Ségolène Royal pour lancer des brûlots. Elle a
prévenu qu’elle ne participerait à aucun rassemblement de courants et a prévu d'être particulièrement discrète à La Rochelle. Cette année, elle ne devrait même pas y réunir, comme d’habitude, ses
collègues présidents de conseils régionaux. Reste Manuel Valls, qui a accordé cet été une interview au journal El Pais accompagnée d’une photo évocatrice (voir ci-contre) et
dont on ignore comment il compte calibrer ses prochaines interventions.
Certains hésitent tout de même à parier sur la capacité des dirigeants socialistes
à privilégier leur intérêt bien compris. « L’époque où il existait une solidarité obligée est bien révolue : on peut tirer à boulets rouges contre
le parti sans être inquiété » rappelle un responsable. Toutefois, s’il devait se confirmer que la quiétude pourrait revenir après la tempête, Martine Aubry ne s’en plaindrait pas. Les
récents épisodes de tangage n’ont pas vraiment renforcé l’autorité de la première secrétaire. Une période de mer calme permettrait au capitaine Aubry de montrer que c’est bien elle qui tient la
barre. Tout en sachant pertinemment qu’un échec avéré aux régionales lui serait directement imputé. En attendant, les six mois qui viennent permettront sans doute de satisfaire
une curiosité anthropologique : existe-t-il au parti socialiste un instinct de survie, un réflexe de conservation ? Depuis le congrès de Reims la question mérite vraiment d’être
posée.
Jean-Michel Normand
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-> Article publié sur le blog "Puzzle Socialiste" du journal "Le Monde"
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
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