Les candidats, militants et responsables du PS en font l’expérience au quotidien : il n’est pas
facile de sensibiliser les électeurs à ce scrutin européen du 7 juin. L’Europe semble lointaine et la pédagogie le plus souvent difficile - mais peut-être pas impossible - à mener à bien. Sans
oublier qu’aucun élément de cristallisation – forcément réducteur mais propice à fixer les divergences – ne s’est encore imposé.
Au hasard des rencontres, quelques témoignages « brut de décoffrage » recueillis ces derniers jours.

Olivier Dussopt (député et maire PS d’Annonay, en
Ardèche) : « Pour sensibiliser les jeunes et les inciter à aller voter, j’ai anticipé les cérémonies de remise de première carte
d’électeur. Il faut dire qu’une partie de la population n’est pas au courant. Dans la rue, j’ai même croisé des gens qui m’ont demandé s’ils avaient le droit de voter aux européennes. Ils se
posaient la question de savoir si ces élections n’étaient pas comme les sénatoriales ».

Frédérique Espagnac (4 éme sur la liste Sud-Ouest)
« Il n’y a pas
vraiment de sujet de cristallisation. Même l’affaire du vin rosé ne fait pas débat chez nous. En revanche, se manifeste une inquiétude importante sur les questions économiques et sociales, avec
l’attente d’un vrai discours positif des candidats sur des propositions. En particulier sur la façon d’empêcher que des délocalisations n’interviennent à l’intérieur du territoire européen ou sur
la création d’un salaire minimum dans l’Union. Dans les zones rurales, on nous interpelle souvent, aussi, sur le maintien des services publics. Les questions de politique intérieure ne viennent
qu’après ».

« Il faudrait que l’on se rende mieux compte que le PS a renoué avec une tradition –
celle du fédéralisme – dont il s’était éloigné depuis quinze ans. Dans cette campagne, nous voulons renforcer le poids politique du parlement européen avec l’idée de faire en sorte que les
citoyens reprennent la main. Cette conception est à l’opposé de celle de la droite qui, elle, défend l’Europe des gouvernements ».

Renaud Lagrave (5 ème sur la liste
Sud-Ouest)
« La plupart des gens ne voient pas l’enjeu. Le problème, c’est que
les réalisations concrètes de l’Europe sont moins visibles qu’autrefois. Avant, les fonds européens finançaient des routes ou des ponts, c’était concret et on pouvait le lire sur de grands
panneaux. L’enjeu était clair. Aujourd’hui, sur les 500 millions d’euros d’aides européennes versées à la région Aquitaine, une bonne part est consacrée aux demandeurs d’emploi. Mais qui le sait
? Pas même les bénéficiaires, qui l’ignorent le plus souvent ».

Stéphane Le Foll (2 ème sur la liste Ouest)
« Sur les
marchés, il est difficile d’engager la discussion sur l’Europe. Les gens « n’accrochent » pas spontanément sur le sujet. Nos interlocuteurs parlent d’abord de leurs difficultés de vie et ils ne
font pas si facilement le lien avec la dimension européenne. En votant un amendement qui impose une décision de justice avant toute décision de suspendre l’abonnement à un opérateur, le parlement
européen n’a pas seulement rendu encore plus inapplicable la loi Hadopi sur le téléchargement ; il a aussi fait œuvre pédagogique. Les Français ont pu constater l’étendue des pouvoirs des députés
européens.

Patrick Mennucci (directeur de campagne de Vincent Peillon dans le
sud-est)
« Quand on distribue des tracts avec les copains, on ne nous
interpelle pas sur la directive « services publics ». On nous dit : « pourquoi êtes-vous divisés et quand cela va-t-il enfin cesser ? ».
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-> Article
publié sur le blog "Puzzle Socialiste" du journal "Le Monde"
par Jean-Michel Normand
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
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