
[...] A cette question qui va désormais gouverner la vie politique française, il y a une
réponse classique. Elle consiste à servir la vieille soupe dans une casserole neuve. [...]
[...] C’est un passeport pour la défaite. L’Union de la gauche, comme la gauche plurielle, était d’abord une union PCF-PS. Or il n’y a plus de PCF, et le PS
est moins fort : où est la majorité qu’on cherche ? [...] Quant aux voix d’un Olivier Besancenot, elles sont certes plus nombreuses. Mais ce jeune facteur de division récuse toute alliance
de gouvernement. Rien n’est possible avec la gauche radicale qui poursuit d’autres rêves. [...]
Il est en revanche une stratégie nouvelle qui inquiétera beaucoup plus l’Elysée. Ce n’est pas «l’alliance au centre», comme on le dit platement. C’est la
constitution d’un espace politique, culturel et social neuf : la grande coalition de l’après-Sarkozy, rassemblée, non dans une combinaison d’appareils mais par un projet de
rupture [...]
L’après-Sarkozy sera aussi, on peut l’espérer, un après-crise. [...] Dans ces conditions, l’après-crise consiste surtout à rompre avec l’héritage libéral des
années 80, à réinventer une politique qui ne soit pas un simple compromis socialo-centriste, mais une politique audacieuse, humaine, démocratique, où le marché est remis à sa place, où la
liberté ne se résume pas à l’autonomie des individus mais s’incarne dans l’adhésion aux valeurs collectives, où le souci de la planète et celui de la justice l’emportent sur la déification de
l’intérêt personnel. Une politique, en un mot, où les valeurs républicaines sont vivifiées par celles de l’altermondialisme. Ce projet ne sortira pas des placards grinçants de la
rue de Solferino. Il se construira dans le débat public.
[...] Bayrou a gouverné à droite, il est resté allié longtemps avec l’actuelle majorité, il est membre au Parlement européen d’un groupe hostile à la gauche. Et alors ? La question n’est pas de
savoir d’où il vient mais où il va. Après tout, Mitterrand venait-il de la gauche pure et dure ? [...] Il se réfère à des valeurs humaines et sociales qu’on aurait aimé voir mieux illustrées par
certains leaders socialistes. [...]
Et surtout, Bayrou est antisystème. Pour les Français, il est un leader libre, qu’ils apprécient ou qu’ils détestent (à droite surtout), mais qui ne se
confond pas avec l’establishment politico-économique où tant de socialistes se lovent avec délectation. [...] La coupure droite-gauche est elle-même traversée d’une deuxième
coupure, celle qui sépare le peuple et les élites. Pur produit de la gauche classique qui a du mal à s’imposer dans l’opinion, Martine Aubry ne saisit pas
pourquoi ses meetings sont poussifs alors que Ségolène Royal, imprévisible, populaire et détestée par les élites, remplit les salles. C’est qu’Aubry est adoubée par les importants
et les compétents alors que Royal touche le peuple.
[...] La discussion ouverte, publique, franche, sur le fond, telle que l’a proposée par exemple un François Hollande, qui reste le stratège le plus intelligent du PS, est une urgence. Les
élections européennes l’empêchent provisoirement ? Certes. On peut commencer le lendemain…
La grande coalition de l’après-sarkozysme, républicaine, sociale et écologique, deviendra au fil du temps une nécessité, sauf à se résigner à la reconduction du président-monarque.
[...]
(1) Sondage réalisé du 23 au 25 avril après de1 020 personnes.
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-> Article publié sur
le site du journal "Libération" par Laurent Joffrin
Photographie: Philippe Wojazer / Reuters publiée avec l'article
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
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