Ce que l'Union européenne attend
de Barack Obama, par Thomas Ferenczi
Chronique de Thomas Ferenczi publiée dans le journal "Le Monde"
Repris ici avec l'aimable autorisation de l'auteur
A moins de trois semaines de l'entrée de Barack Obama à la Maison Blanche, les Européens sont nombreux à se demander quels
seront les effets de la nouvelle présidence sur les relations transatlantiques. La plupart considèrent que celles-ci ne peuvent que s'améliorer après le départ de
George Bush. Ils estiment que son successeur se montrera plus coopératif
et plus ouvert au multilatéralisme. Une collaboration plus étroite entre les Etats-Unis et l'Union européenne, disent-ils, peut permettre d'apporter des réponses aux grandes crises qui secouent
la planète.
"L'Europe et l'Amérique se sont éloignées l'une de l'autre sous le mandat de votre prédécesseur, écrit Tomas Valasek, chercheur au Centre for European Reform (un laboratoire d'idées britannique), dans une lettre ouverte au futur président des Etats-Unis. Nous pensons que l'Europe est plus forte quand elle travaille aux côtés de l'Amérique et nous soupçonnons que vous pouvez, vous aussi, avoir besoin de notre concours."
Un réseau de centres de recherche européens, baptisé EPIN (European Policy Institutes Network) a interrogé une vingtaine d'experts venus de différents pays de l'Union sur leur vision de l'après-Bush. Selon les responsables de cette enquête, Jan Techau et Alexander Skiba, le renforcement du partenariat
entre les deux rives de l'Atlantique est désiré d'un côté comme de l'autre. La passation de pouvoir entre M. Bush et M. Obama peut donc être l'occasion d'un "nouveau départ" pour les
relations transatlantiques.
Les Européens attendent des Etats-Unis qu'ils rétablissent leur autorité et leur crédit sur la
scène internationale mais ils souhaitent aussi être mieux écoutés et davantage consultés par Washington. Quant aux Américains, ils semblent désormais convaincus, à en croire les
deux auteurs, qu'une Europe forte est conforme à leurs intérêts. Personne ne prétend qu'une parfaite harmonie va remplacer soudain les querelles d'antan mais
le sentiment général est que M. Obama est prêt à accepter une concertation accrue avec ses alliés.
Au-delà des préoccupations propres à chacun des Etats membres, quelques grands dossiers vont solliciter l'attention de la communauté internationale.
La lutte contre le réchauffement climatique est l'un des plus importants. Elle ne peut réussir que si M. Obama reste fidèle à ses engagements de campagne. La
conférence de Copenhague, en décembre 2009, constituera un test. "Si les Etats-Unis refusent des mesures contraignantes, l'Europe perdra toute chance de convaincre l'Inde ou la Chine de
s'associer à un accord", souligne Tomas Valasek.
Les Européens espèrent aussi une nouvelle attitude de Washington à l'égard de l'Iran. M. Obama a annoncé son intention de
parler avec Téhéran, comme le fait l'Union - sans grand succès - depuis plusieurs années. "Le dialogue ne peut aboutir sans la participation des Etats-Unis, affirme
Tomas Valasek. La diplomatie américaine est la dernière carte des Occidentaux." Susanne Nies, pour Eur-IFRI (l'antenne européenne de l'Institut français des relations internationales), et Laurent Hamida pensent que l'intégration de l'Iran dans la communauté internationale peut contribuer à la stabilisation de l'Afghanistan et du Proche-Orient. L'Europe compte sur une nouvelle
stratégie américaine dans cette région du monde.
Autre sujet-clé : les relations avec la Russie. Cette question, qui contribue à diviser
l'Union, est devenue la préoccupation majeure des pays d'Europe de l'Est. La difficulté pour M. Obama sera de réussir à les rassurer sans se montrer agressif à l'égard de Moscou.
Les Européens sont à la recherche de cette position d'équilibre. Ils estiment que Washington peut les aider à la trouver.
Thomas Ferenczi
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
Les Commentaires