Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 08:30
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L'Education Nationale de notre pays se porte mal depuis plusieurs années.

Des réformes mal préparées qui se cassent les unes sur les autres, qui s'entassent sur le "Mammouth".

Plusieurs centaines de milliers de professeurs assurent l'apprentissage de près de 13 millions d'élèves, de la classe de maternelle, jusqu'a l'université...

Les réformes sont toujours parties d'une bonne intention: réformer, moderniser le système éducatif... en supprimant des postes d'enseignants malheureusement.
Oui je pense que le qualitatif doit aller avec le quantitatif.

Il faut avoir les moyens de ses ambitions. Pourquoi supprimer des postes, alors que le malade est déjà bien souffrant ?

Je vais reprendre quelques points de mon Billet d'Humeur du 02 septembre dernier.

Voici donc mes propositions en matière éducative, vous pouvez contribuer vous aussi, en laissant vos propositions via les commentaires à cet article:

 

 

1♦ Limiter les effectifs d'élèves:

- 15 élèves en Maternelle

En effet, les classes de Maternelles ne doivent pas devenir demain ce que sont aujourd'hui les classes de collèges ou lycées, c'est-à-dire surchargées. La Maternelle est une période essentielle dans l'apprentissage des enfants.

 

- 15 à 20 élèves pour les classes de CP - CE1 - CE2 - CM1 et CM2
Les enfants grandissent petit à petit, ils apprennent plusieurs matières mais toujours avec un seul professeur.

- 20 élèves dans une classe "type" au Collège
Les élèves apprennent le fait de changer de salles à chaque nouveau cours. Plusieurs professeurs assurent les cours.

- 25 élèves dans une classe "type" au Lycée
Lorsque j'étais lycéen, nous étions, en Terminale, 37 dans notre classe. Est-ce une situation normale ? Je ne le pense pas.
Pour moi une classe de lycée doit comporter 25 élèves. Ce n'est pas parce que l'élève approche de ses 18 ans, qu'il doit être délaissé.

2♦ Seconder le / les professeurs si nécessaire:

- En maternelle, une / un assistant pédagogique est primordial selon moi, notamment pour assurer la couverture des activités (peinture...).
En primaire, cet assistant pourrait être un "Emploi-Jeune". Lorsque j'étais en Primaire, deux personnes nous encadraient afin de nous initier à la pratique du sport ainsi qu'à l'informatique, qui prenait toute sa place au début des années 2000.

Au collège et au lycée, il pourrait également y avoir un "éducateur" au sens pédagogique du terme, pour aider les élèves ayant du retard dans l'apprentissage et la compréhension des cours; il pourrait également seconder le professeur dans les classes difficiles, qui contrairement à ce que l'on croit, ne se trouve pas systématiquement dans les "banlieues"! Cette proposition fut proposée par Ségolène Royal lors des primaires de 2006.

3♦ Une bibliothèque dans chaque établissement scolaire:

- Dès le plus jeune âge, les enfants doivent être initiés à la compréhension des images, puis des lettres. C'est pourquoi, selon moi, il est nécessaire qu'une bibliothèque soit mise en place dans chaque structure scolaire.
Aujourd'hui en France, de très nombreux établissements ne sont pas dotés de bibliothèque, souvent faute de personnels ou de moyens financiers.
Plus on monte dans la structure hiérarchique scolaire, plus cette inégalité baisse. En effet, de nombreux lycées compte un CDI (Centre de Documentation et d'Information). Les Facultés comportent également assez souvent une Bibliothèque Universitaire.

- En plus de favoriser le développement des structures bibliothéquaires, il faudrait également promouvoir l'échange inter-établissements: je vais illustrer mon propos; dans ma Faculté (à Narbonne), nous avons une BU (Bibliothéque Universitaire), mais tous les documents n'y sont pas présents, puisque nous ne sommes qu'une "antenne" délocalisée, de Perpignan. Nous avons donc la possibilité de demander à consulter un ouvrage présent à Perpignan.

- Enfin, dès la classe de CE2, l'apprentissage à l'outil informatique devrait être favorisé. J'en ai eu l'expérience, et il est vrai, que dans le monde actuel, l'outil informatique est devenu incontournable. C'est pourquoi chaque établissement, en plus de compter une bibliothéque devrait posséder, au sein de cette structure par exemple, une salle informatique avec des ordinateurs à disposition des élèves. C'est un coût financier, mais il serait plus intéressant d'investir massivement dans la couverture informatique / internet des établissements scolaires, que dans des dépenses superflues et inutiles, dépenses engagées malheureusement par le Gouvernement actuel notamment (Paquet Fiscal... les exemples ne manquent pas!).

Le savoir et son apprentissage est tellement important qu'il ne faut pas passer outre cette priorité. C'est l'une de mes convictions.

4♦ Développer l'apprentissage à la lecture de la presse écrite:

En plus de développer les structures bibliothéquaires, il serait essentiel de mettre à la disposition des colléges et lycées, les principaux titres de la presse écrite nationale, ainsi qu'un quotidien régional.

- Les colléges pourraient ainsi initier très tôt l'apprentissage de la lecture de journaux, chose qui n'est pas facile avant et même après 15 ans. Au collége les quotidiens "Mon Quotidien" et "L'Actu" pourraient ainsi établir des partenariats privilégiés avec les établissements scolaires. Ce sont 2 titres particulièrement intéressants pour les 11 - 16 ans.
- Les lycées eux, pourraient mettre à disposition des élèves, des titres nationaux et régionaux comme "Le Monde" ou "Le Figaro", en respectant une pluralité de l'information.

Les bibliothéquaires pourraient, durant 1 à 2h par semaine, organiser ces échanges autour de l'information. Cet apprentissage pourrait sinon s'effectuer dans le cadre des cours d'ECJS (Education Civique Juridique et Sociale, cours de 2h par semaine, de septembre à janvier, au lycée).

Cette notion est pour moi primordiale, puisque encore aujourd'hui, à la Faculté, de nombreux étudiants ne lisent pas, ne s'intéressent pas à la lecture de la presse écrite et pourtant, l'actualité est un domaine essentiel pour chaque filière universitaire.

5♦ L'orientation, une priorité!

Durant mon parcours scolaire, j'ai constaté le manque d'orientation, d'information concernant l'orientation des uns et des autres.
Au collége, nous rencontrons à 2 reprises des Conseillers d'Orientation venant des CIO (Centre d'Information et d'Orientation). Malheureusement, ces Conseillers, faute de temps je pense, se concentrent sur les "moyennes" trimestrielles pour établir un avis.
J'en suis un exemple, puisque lors de mes 2 entretiens, au Collége, la Conseillère d'Orientation, regardant mes notes, m'avait clairement conseillée la porte "Etudes Professionnelles" de types BEP / CAP, parce que oui, lorsque les notes sont en dessous de 10, même à 9,70, c'est direction "CAP /BEP", filière que je ne critique pas, mais qui je pense sont un peu trop souvent vue comme les "arrières-chambres" de la réussite scolaire.

 

- Au collège, un Conseiller devrait épauler à chaque fin de trimestre, le professeur principal pour guider les élèves dans les choix futurs.
- Au lycée, dès la classe de Première, cette information devra être mise en place à hauteur de 1h par semaine, pour une couverture optimale de chaque élève. En effet, l'orientation au lycée est importante pour les choix futurs, dès lors que le Baccalauréat est passé, les élèves sont trop souvent lâchés "dans la nature", sans trop savoir quoi faire.
Bien souvent ces élèves qui ne savent pas quoi faire, viennent quelques semaines, voir quelques mois à l'Université, avant d'abandonner. Quels gachis!

Le faible taux de réussite des étudiants ne doit pas être un prétexte. L'an dernier, lorsque j'ai débuté à la Faculté, j'ai vu chaque semaine, durant trois mois, des étudiants abandonnés, certains parce que les cours étaient "durs", d'autres parce qu'ils se demandaient ce qu'ils faisaient là!
La mauvaise orientation, plus précisement, le manque d'orientation, est une des causes de l'échec universitaire. Cet échec est parfois important; à titre d'exemple, le taux de réussite au 1er semestre, à Montpellier l'an dernier, n'a pas dépassé les 20 %, à Narbonne nous avons fait 45 %.

6♦ Développer dès que la possibilité se présente, des "Antennes" délocalisées:

Les Facultés délocalisées présentent d'importants avantages.
Je suis moi-même au sein d'une antenne délocalisée.

- L'avantage premier, est la limitation du nombre d'étudiant.
A Narbonne (dépendant de Perpignan), nous sommes environ 400 sur l'ensemble du Campus. A titre de comparaison, la Faculté de Droit de Montpellier, compte plusieurs milliers d'étudiants.
Cet avantage permet ainsi de travailler dans des conditions optimales: les amphithéâtres ne sont pas pris d'assaut, chaque étudiant peut avoir une place; ce qui n'est pas forcément le cas dans des Facultés ou un professeur présentera son cours devant des milliers d'étudiants présents devant des vidéos-projecteurs... et c'est un exemple Français!
- Le deuxième avantage est la convivialité accrue. En effet, il n'y a pas cette sensation que personne ne se connait. Les étudiants n'ont pas un numéro personnel (ce qui est le cas dans certaines grandes Universités Françaises). Les échanges avec les professeurs sont également privilégiés. Alors qu'à Montpellier, un professeur quittera l'amphithéâtre via une porte dérobée derrière l'estrade, à Narbonne, nous avons la "chance" si je peux dire de dialoguer durant les pauses avec nos professeurs. C'est un "plus" pour nos études.
- Le troisième avantage, important, c'est la question du logement et du coût de la vie étudiante. Les grandes villes étudiantes (Toulouse, Lyon, Montpellier...) sont généralement hors de prix pour un étudiant boursier ou un étudiant moyen. Pour faire baisser cette inégalité d'accès aux études universitaires, ou aux Grandes Ecoles, les antennes délocalisées dans des villes moyennes (Perpignan compte 100 000 habitants, Narbonne, un peu plus de 50 000), sont un atout non-négligeable. Là aussi le coût d'investissement dans ces structures n'est pas faible, mais il faut savoir choisir entre une politique d'avenir tournée sur la promotion de ses étudiants, ou bien une politique du passé, tournée sur la paupérisation et l'infantilisation de ses étudiants.

Le Plan Campus que souhaite mettre en place le Gouvernement favorise selon moi le "classement" sur la qualité de vie des étudiants.
La France souhaite faire entrer ses Universités dans le Top 100 mondial, mais à quels prix ? Celui d'une jeunesse en crise qui se paupérise avec la hausse du coût de la vie ?

7♦ La jeunesse des banlieues, un atout et non un fardeau:

La banlieue. L'éternelle promesse non-tenue des politiques.
Dans les années 1960 - 1970, en pleine croissance économique (la France avait alors une croissance quasi-similaire à la croissance Chinoise de ces dernières années), les Gouvernements successifs ont lancés de grands travaux d'infrastructures pour accueillir les immigrés Européens et Maghrébins, venus travailler en France, faute de mains-d'oeuvre suffisante.
Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont étés parqués dans des tours, dans des barres de bétons, uniformes mais tellement inhumaines et contraire à la convivialité.

Aujourd'hui encore ces monstres de pierres grises assombrissent des quartiers entiers, des quartiers trop souvent laissés à eux-même.
Le trafic de drogue s'y développe plus vite que dans d'autres quartiers, les réglements de comptes, les affrontements de "gangs" stimule l'activité.

Nous sommes en 2008, nous sommes la 5e puissance économique mondiale, nous sommes co-fondateurs de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule dans son Article 1er: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits". Si tel était le cas, nous ne laisserions pas la jeunesse des quartiers dans sa misère.

Plutôt que de promettre, il faut agir.
Il faut permettre à chaque jeune des quartiers populaires d'accèder aux études secondaires, d'avoir la chance d'étudier convenablement.
Le fait de promettre "30 %" des places de Grandes Ecoles ou de Polytechnique à des jeunes des quartiers, n'est pas la solution. Là, c'est camoufler le problème en ajoutant à la discrimination positive
.

Il faut que le Gouvernement investisse massivement dans les quartiers. Là où celà est possible, il faut détruire les "tours" et reconstruire des maisons de un ou deux étages, non-plus de trente.

Il n'y a pas de fatalité. Les trafics (drogue...) ne se développent pas dans le XVIe, pourquoi ?
Non pas que les jeunes de banlieues soient moins intelligents et ceux du XVIe doués.
Le fléau de la drogue se développe là où l'espoir disparait, là où la misère gagne. Il faut s'attaquer de front à ce problème.

Chacun doit avoir la possibilité d'avoir accès à l'Ecole de la République, une école laïque, gratuite et fraternelle.


Il faut clairement que les étudiants Français et Européens aussi disent aux dirigeants continentaux que la jeunesse veut croire en un avenir meilleur, veut croire en son avenir.

La crise sociale et politique en Grèce présente des aspects qui se retrouvent partout en Europe.
Une jeunesse "700 euros" (surnom des étudiants Grecs qui gagnent l'équivalent du SMIC), une jeunesse qui ne croit plus en ses représentants, corrompus, malhonnêtes...
Cette jeunesse, elle est grècque, elle est française, elle est italienne, elle est espagnole...

Sans appeler à un nouveau "Mai 68", je souhaiterai voir cette jeunesse, dont je suis un représentant, prendre son destin entre ses mains et pousser ses représentants à agir, à investir massivement dans l'éducation, dans la recherche...
Parce que chacun d'entre nous doit se dire: l'éducation, encore l'éducation, toujours l'éducation.


Parce que l'éducation nationale n'est ni un sujet de droite, ni un sujet de gauche, mais l'intéret premier de la Nation.


Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr

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Commentaires

Une belle analyse déjà , de bonnes idées pour des solutions si faciles parfois à mettre en place....Pas le temps aujourd 'hui maisje reviendrai bientôt pour y participer aussi ...Joyeux Noël Kévin...Cordialement , Capucine.
Commentaire n°1 posté par capucine le 22/12/2008 à 10h17
Cher ami

Il y a là effectivement de bonnes idées. Pour ce qui me concerne, et afin d'éviter dêtre trop long car cela représente des pages de travail, voici quelques liens vers des écrits (libres de droit et donc utilisables à condition d'y ajouter mon nom) que je propose sur le site de P Meirieu.

Tous mes articles au sujet de l'Education sont libres de droits sur mon blog à condition de citer mon blog ou les auteurs de l'article.

                      _____________________________________

http://www.meirieu.com/ECHANGES/POURCHANGER.htm (un travail de recherche et de propositions en seconde partie à partir d'ouvrages existants)

http://www.meirieu.com/ACTUALITE/princ_cleves.htm (une rubrique bi mensuelle qui peut ouvrir des perspectives)

http://www.meirieu.com/MANIFESTESETPROPOSITIONS/dixrenversements.htm
(un texte essentiel de P Meirieu pour une autre Ecole)

+ toutes les contributions du forum:

http://www.meirieu.com/FORUM/forumsommaire.htm

Voila déja pas mal de matière, le plus difficile étant d'en réaliser une synthèse "lisible" par les politiques. Et ça...

Amitiés

Chris

Commentaire n°2 posté par chris le 22/12/2008 à 10h41
Merci beaucoup pour votre contribution et vos propositions.

J'en ferai une visite et une lecture assidue afin de synthétiser du mieux possible, sans enlever l'essence même.

Amitiés
Réponse de Kevin - Imaginons-Ensemble-l'Avenir le 22/12/2008 à 10h45
Salut, je t'invites à consulter le résultat du débat participatif sur l'éducation que les JDA 63 ont organisé en septembre dernier.
Tu le retrouveras ici:
http://desirsdavenir63.over-blog.com/pages/Compterendu_du_debat_du_21_Septembre-740432.html

Tu pourras aussi le télécharger en pdf sur http://jeuneetpoursego.blog4ever.com
Amituiés
Commentaire n°3 posté par jeremy le 22/12/2008 à 13h24
Excellente initiative Kevin. Tes recommandations me semblent de bon sens même si je ne suis pas rentré dans les détails techniques. C'est à développer, à peaufiner et à enrichir.

Bonne continuation pour la suite.

amitié socialo-ségolèniste.
Commentaire n°4 posté par asse42 le 22/12/2008 à 16h58

Bonsoir,

Je suis au CA de mon collège et la principale a fait la proposition d'un classeur d'orientation qui nous suivrait de la 5ème à la 3ème et où l'on mettrait tout ce que l'on a fait pour l'orientation durant ces années =D

Autrement je trouve tes propositions très biens =D


Mais malheureusement en France on :
-supprime des postes
-supprime (bientôt !!) la maternelle
-supprime des matières
-détruits l'éducation

Et grand merci aux lycéens, parents d'élèves et professeurs qui ont fait reculer la réforme DARCOS =D

Tout ce qu'ils veulent c'est mettre leur nom sur des lois !! changer pour changer est devenu leur credo alors que le notre c'est CHANGER POUR AMELIORER !!

Commentaire n°5 posté par Pauline le 22/12/2008 à 22h55
Je suis entièrement d'accord avec ta dernière phrase. La jeunesse doit pousser les politiques à "changer pour améliorer".

J'enregistre ta proposition, n'hésite pas à en parler autour de toi.

Merci d'avance
Réponse de Kevin - Imaginons-Ensemble-l'Avenir le 22/12/2008 à 23h01
Je reviendrai sur ce site...
L'analyse y est très fine et détaillée
Vous pouvez chercher des sites aubrystes ...je n'en trouve pas
Enfin ici je découvre des noms déja entrevus ...et de la réflexion
A bientôt et tous mes compliments
Commentaire n°6 posté par Monique Ayrault le 22/12/2008 à 23h15
Merci infiniment pour vos encouragements!

Amitiés
Réponse de Kevin - Imaginons-Ensemble-l'Avenir le 22/12/2008 à 23h17
Commentaire laissé sur ma page "Le Post" par le posteur Yanlaude:


J'ai cru un instant que c'était Ségolène Royal qui avait organisé ce débat participatif sur l'éducation, puisque son nom est associé à la démarche participative. Mais non, c'est vous, Kévin, qui avez lancé cette initiative. J'ai souvent eu maille à partir (en toute courtoisie et... fraternité!) avec les ségolènistes ces derniers temps. Mais ce ne sera pas le cas avec vous, Kévin. Je trouve que vos idées pour améliorer notre système éducatif sont très pertinentes. Il est en effet impératif de diminuer de manière sensible le nombre d'élèves par classe en prenant en compte le niveau d'études. Les proportions que vous suggérez semblent raisonnables. D'autres critères (ZEP ou non ZEP, type de filière, etc.) doivent également intervenir pour moduler les effectifs: c'est déjà le cas, mais pas suffisamment. En fait, le critère devrait être le suivant: il faudrait que chaque classe soit doté d'effectifs qui soient assez bas pour permettre à ses élèves de travailler dans la calme. D'accord également avec vous pour que l'on prenne enfin l'orientation au sérieux. Il faudrait que l'on se penche sur l'orientation dès le collège, et que plusieurs rendez-vous soient prévus avec des conseillers d'orientation bien formés, ce qui n'est pas toujours le cas. C'est le plus souvent parce qu'ils sont mal orientés que les étudiants échouent en L1. La mise en place d'enseignants-référents pourra en sauver quelques-uns (il s'agit, me semble-t-il, d'une bonne initiative), mais elle n'est pas susceptible de changer fondamentalement la donne. Quant à la mise en place du plan Licence qui prévoit de repousser la spécialisation à la L3, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je serais plus favorable à la mise en place d'un cursus pluridisciplinaire parmi d'autres cursus qu'à la généralisation de la pluridisciplinarité, qui risque de rebuter ceux qui ont une idée précise de ce qu'ils veulent faire dès la L1.
Commentaire n°7 posté par Yanlaude le 23/12/2008 à 11h29
deux remarques:

-en ce qui concerne l'informatique: promouvoir l'utilisation du logiciel libre à l'école. Les relations qu'entretient Microsoft avec l'éducation nationale font que les élèves s'habituent à utiliser leurs logiciels..alors qu'il y a d'autres alternatives! Les logiciels libres, c'est donc moins de dépendance mais aussi une réduction des couts: plus besoin de payer de licence de logiciel, mais aussi une réutilisation d'ordinateurs d'occasion (linux étant moins gourmand en mémoire). Les enfants peuvent emporter les logiciels chez eux légalement sur une clé. Ce type d'initiative a été menée dans un lycée en Ile de France. Les étudiants ont reçu une clé avec un bureau virtuel entièrement équipé de logiciels libres.
Pour en savoir plus à ce sujet: http://www.framablog.org/index.php/category/education

-en ce qui concerne les bibliothèques: le PIB (prêt inter bibliothécaire) est bien développé en BU mais pas assez en BCD et CDI. Dans certaines villes, les bibliothèques territoriales aident les bibliothèques scolaires en leur prêtant des livres, en venant organiser des animations... faire venir les élèves dans les bibliothèques territoriales peut compenser le manque de bibliothèque sur place. Ce type d'action existe également. La coopération bibliothèques-écoles doit s'intensifier!
Commentaire n°8 posté par steffie le 26/12/2008 à 21h24
Excellente approche, d'abord QUANTITATIVE (nbre d'élèves par classe, nombre de profs, nombre d'écoles dans les quartiers...)...c'est la BASE, dans l'état où stgne l'école française depuis si longtemps!
Mais je ne vois rien, sauf erreur, sur l'apprentissage des LANGUES.
C'est essentiel aussi, pour que la FRANCE se retrouve enfin sur les bancs de l'Ecole des Droits de l'Homme universels avec les autres nations!
Je reviens d'Andalousie où un entrepreneur dans la cinquantaine me confiait que ç'avait été un grand handicap pour l'Espagne que le refus franquiste à toute ouverture aux autres langues et cultures.
Commentaire n°9 posté par alphonse le 27/12/2008 à 11h31
bonjour , tout le monde se plaint , je travaille dans l humanitaire dans le monde entier
la france et un pays de grande geule et d insatisfait , vous geuler ,les politicien vous passent un peut de pomade et c est tout , tout le monde rentrechez soit
quand ons ouvre sa grande bouche ons va jusqu au bout
si vous les jeunes ne faites rien alors la france , vas sombrée dans l obscuritée total
n oublier pas c est joli mot qui pour moi non aucun sens  LIBERTER EGALITER FRATERNITER dite moi se quil y a de vrais dans c est mot
Commentaire n°10 posté par alex le 31/12/2008 à 11h41
La devise française signifie encore quelque chose pour moi, dû moins je le pense.

Ce sont les jeunes, de toutes origines et de toutes confessions, qui feront le monde de demain.
Réponse de Kevin - Imaginons-Ensemble-l'Avenir le 31/12/2008 à 11h44
A lire: rapport de David Assouline sur les jeunes et les médias: http://www.generationcyb.net/Les-nouveaux-medias-des-jeunes,1638
Commentaire n°11 posté par steffie le 01/01/2009 à 17h53
Bonjour,

Je trouve cette initiative de débat participatif  très intérressantes
Commentaire n°12 posté par Florian Emeraud le 31/01/2009 à 12h55
Bonjour,

Je trouve cette initiative de débat participatif très intérressante.

l'Education nationale, aujourd'hui, au lieu d'être le creuset d'une société de la connaissance partagée n'est qu'un mécanisme de normatisation de la société.

Si on parle tant actuellement de phobie scolaire, d'échec scolaire
(...),  c'est qu'il y a bien un problème d'adaptation au milieu scolaire de tout une partie de la population.

Il convient donc aujourd'hui de sortir notre système éducatif de cette normatisation, vecteur d'exclusion sociale, par un recentrage des formations sur l'humain dans sa toute sa spécifité.

Cordialement,

Florian Emeraud,

PS/
Commentaire n°13 posté par Florian Emeraud le 31/01/2009 à 13h30
Je me suis penché un instant sur votre document concernant l'éducation nationale, que je trouve intéressant. N'étant pas fin connaisseur du sujet je vous livrerais plus d'impression que de réels commentaires. Tout d'abord, avant même de chercher à limiter le nombre d'élèves en maternelle, il faut que chacun y ait accès, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Bien que j'accorde que la socialisation à ce niveau, et les premiers apprentissages sont plus efficaces en effectif réduit. Par ailleurs, s'il manque un élément dans cette réflexion c'est la place des parents d'élèves. Très discuté, je crois que s'ils sont plus accueillis de nos jours dans les établissements, limiter leur rôle à une protection quasi-animale de leurs enfants n'est pas leur meilleurs rôle. Il faut qu'ils admettent que les profs vont dans le même sens qu'eux. Par ailleurs, ils doivent comprendre que l'école ne peut pas tout! En ce sens la terminologie de "ministère de l'éducation nationale" me gène beaucoup. Je ne crois pas que l'école est à éduquer les élèves. Elle a à les instruire. Les éduquer, c'est justement la tâche des parents. Un "ministère de l'instruction publique" aurait alors plus de sens. Dans cette optique avoir une exigence minimale des règles de vie en société de politesse en particulier, vis à vis des adultes, n'est pas absurdes, et vaudrait mieux que les naïfs cours d'ECJS, pétris de bons sentiments actuels. N'est ce pas ainsi que la République du respect, que nous souhaitons bâtir, pourrait prendre concrètement vie? Je suis alors d'accord, et c'est un constat partagé à gauche, le problème de l''éducation recoupe un problème social. Et là ce sont des politiques beaucoup plus vastes qui peuvent prendre vie. Néanmoins, l'idée d'école de parents portée par Ségolène Royal lors des primaires de 2006 ne me semblait pas absurde, pas comme un endroit où on inculque aux mauvais parents la manière de bien éduquer leurs enfants. Ce serait aussi absurde que dangereux. Mais plutôt où les parents qui perdent pied peuvent venir trouver du soutient, et où les parents peuvent échanger sur leurs difficultés, cela me parait positif. De là, nous devrions engager une réflexion sur un profond changement social dont les conséquences sur notre sujets sont non-négligeables : la croissance des familles monoparentales. Nous devons donc soutenir ceux qui ont des difficultés, mais ne pas perdre de vue que l'objectif du socialisme est l'émancipation de l'individu non ça dépendance! Cela étant dit, la proposition que vous faites d'un service public de l'éducation me parait tentante de prime abord, mais m'interroge dans un second temps. En effet, nous savons qu'une des causes des inégalités dans le supérieur c'est que les insiders du système éducatif (enfants de profs ...) connaissent ses "combines". De là, je ne crois pas que l'orientation souffre de carence, mais au contraire d'un trop plein (CDI, CIO, conférences et autres organismes). Simplifier la connaissance et le choix des filières me paraîtrait plus sain. Comment? C'est bien là la limite de ma réflexion, mon manque de connaissance du sujet. Sur les emplois jeunes , évidemment il faudrait prendre garde à ce que ce ne soit pas des emplois précaires, comme ceux que le gouvernement avait voulu créer pour lutter contre l'absentéisme. D'ailleurs je ne comprends pas ce problème. A partir d'un certain niveau, ne peut on pas penser que l'élève est à même de prendre ces responsabilités, et que comme un berger, le professeur ne soit pas réduit à faire le compte de ses bêtes comme un berger, ce qui fait perdre bien plus de temps que les retards des élèves. Dans cette réflexion sur quelques absurdités de l'institution, la lutte contre la violence scolaire doit être sérieusement revue. Je suis profondément choqué lorsque j'entends parler de policiers dans les écoles. Non pas que je sois un soixante-huitard épris d'autogestion, mais parce que je crois profondément que ce n'est pas leur place, et que c'est le dernier symbole de l'incapacité de l'école à assurer son autorité. En effet, les inspections d'académies, sous la houlette du ministère, invitent à faire du "contre-chiffre" : le moins de sanction, de punitions possibles, en échange de promotion. Ce système, je ne prend même pas la peine de l'expliquer, n'est absolument pas efficace pour combattre les violences scolaires, et un laisser-faire libéral, conduit à un tout sécuritaire de droite. Ce n'est pas comme cela que nous concevons, je l'imagine, l'ordre juste! Enfin, il ne faut pas d'une école au rabais. L'Ecole de notre idéal Républicain ne peut se cantonner à un "savoir-minimum", si un élève "s'élève", comme son nom l'indique, nous ne devons pas craindre de faire de l'école un lieu de partage de la culture. C'est là que le savoir se transmet, et si nous ne voulons pas d'une école de la reproduction social, comme en témoigne Bourdieu, il ne faut pas limiter l'élève à ce qui l'intéresse, l'instruire de la culture qu'il a déjà, mais au contraire lui transmettre le goût de ce qu'il ignore et pour cela briser le mur de verre qui l'en sépare. Sans quoi, on contribue à l'enfermer, sans quoi les élites fourniront chez elle cette culture que l'école sera incapable d'offrir à tous les enfants de la nation, sans quoi la reproduction sociale s'accentuera. Je suis d'accord pour dire que les savoirs et la culture ont changé. Mais il y a les fondamentaux lesquels on ne peut faire l'impasse. Le parti socialiste doit sortir d'un discours stéréotypé et je crois que nous ne devons pas craindre de tenir un discours audacieux sur le thème de l'éducation, notre pays, notre jeunesse le mérite. Une part du travail est donc à faire sur les programmes, sur les méthodes, nous ne devrions pas craindre de laisser liberté aux enseignants, et là encore de favoriser leurs échanges. A mes yeux nous devons conserver à l'esprit la volonté d'émanciper les individus, de développer des esprits indépendants, critiques, libres de faire des choix conscients, et capable de conduire une réflexion autonome, tout en évoluant dans un cadre collectif.
Commentaire n°14 posté par damien le 29/12/2009 à 12h03

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Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.

 

A compter de la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA).

J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.



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"Comment obtenir un référendum sur la réforme des retraites?

Comme le prévoit l'article 11 de notre Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.

Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"

 

pétition retraites

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