Le RSA, une
imposture ?
Publié sur le site officiel "Désirs d'Avenir" par l'équipe de Ségolène Royal
Thomas Piketty a publié aujourd'hui une excellente analyse du Revenu de solidarité active (RSA) dont nous vous recommandons vivement la lecture dans Libération. La création du RSA par le
gouvernement est, comme le soulignait Ségolène Royal dans une tribune publiée le 9 mai, une imposture politique, doublée d'une occasion
manquée.
Le RSA et la Prime pour l'emploi (PPE) cohabiteront désormais, selon deux logiques et deux régimes distincts : subvention pour le RSA, versée par les CAF aux travailleurs précaires en
interim ou temps partiel subi ; crédit d'impôt pour la PPE, versé par l'administration fiscale aux salariés au SMIC temps plein (1000€) et plus. Comme si les
précaires n'étaient pas eux même des contribuables, payant, ainsi que le rappelle Thomas Piketty, plusieurs mois de salaires par an en TVA, CSG et autres
impôts.
Sans le dire on continue d'enfermer dans des logiques d'assistance des personnes qui paient des impôts et qui par la même ont les même droits que les
autres.
Thomas Piketty a raison de lier RSA et révolution fiscale. Car en fusionnant l'impôt sur le revenu et la CSG, comme le préconise Ségolène Royal dans sa
contribution, la voie aurait été tracée pour créer une politique juste et ambitieuse de retour à l'emploi, prenant la forme d'un seul et unique crédit d'impôt. Il est temps d'avoir le courage de
simplifier l'impôt ; il est temps aussi de simplifier la vie des bénéficiaires de revenus de transfert.
Quant au financement du RSA, l'imposture se prolonge. La taxe sur le capital sera neutre pour les grands patrimoines, bénéficiaires du bouclier fiscal. Mais
elle pèsera sur les petits épargnants et sur les classes moyennes, notamment les personnes âgées. Le rendement de la taxe (1,5 milliards d'euros) ne permettra même pas de créer un RSA
ambitieux, les contraintes non monétaires au retour à l'emploi (transport, santé...) restant notamment hors du dispositif. Halte à l'imposture et oui au courage !
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
Les Commentaires