C'est la rentrée! Du moins pour 12 millions d'élèves et plusieurs milliers d'enseignants.
Mais cette rentrée ce fera avec environ 12 000 postes d'enseignants en moins (non remplacement de départ à la retraite).
Depuis des années chaque gouvernement, de droite ou de gauche ont annoncés des réformes à tout va. Parce que l'éducation nationale, ce n'est ni un sujet de gauche, ni un sujet de droite, c'est un
sujet commun au service de la Nation.
Les suppressions de postes, les suppressions de moyens financiers et matériels, voilà ce qui tuent notre éducation, notre savoir; il ne faut pas trouver d'excuses à dire que nous travaillons plus
ou moins que nos voisins européens. Nous n'avons pas la même culture, la même approche de l'éducation et de l'enseignement; on ne peut pas toujours tout calquer sur le reste de l'Europe.
En Terminale (il y a deux ans donc pour moi), nous étions 37 dans notre classe... Alors quand j'entends Xavier Darcos dire que 30 ou 31 élèves ca revient au même, je suis désolé mais non, ca ne
revient pas au même. Il n'est pas normal que nos classes soient aussi remplies.
Selon moi, une classe type devrait avoir 25 élèves avec un enseignant et selon les classes, selon les situations, une autre personne de type "emploi jeune", que le gouvernement Raffarin avait
supprimé. Dans le primaires, les classes devraient avoir entre 15 et 20 élèves. Je me souviens que les "emplois jeune" étaient vraiment utiles pour l'éducation. En primaire, il y avait dans
mon école, deux emplois jeune, un jeune homme pour le sport et une jeune femme pour notre apprentissage à l'informatique.
C'est autant de charges en moins pour l'instituteur, il y a ainsi une démultiplication des activités, il peut y avoir ainsi une initiation au théatre, à l'art... Autant de thématiques qui
permettent un apprentissage accru au niveau de la culture générale.
La gauche, la droite, tous sont responsables à divers stades, de l'échec actuel, de l'impasse dans lequel se trouve notre système éducatif.
- Pour les maternelles et les primaires, j'ai exposé quelques idées, pour le collège c'est une suite logique. Il pourrait y avoir en fin de 3e, une heure par semaine durant le dernier trimestre,
des cours d'orientation pour les études lycéennes ou professionnelles. Ces cours pourraient être assurés par deux personnes, un professeur ainsi qu'un conseiller d'orientation. Cela permettrait Ã
chacun d'être conseillé dans ses choix futurs, d'être bien dirigé, parce que le problème est aussi là , j'y reviens dans quelques lignes.
En 3e, on a deux rendez-vous avec un conseiller d'orientation, il regarde les moyennes de l'année, il donne un avis et c'est quasiment tout! Me concernant, la conseillère d'orientation que j'ai
rencontré dans mon collège en 3e, avait regardé mes moyennes des deux premiers trimestres (9,7 et 9,7) et m'avait directement dit: vous devriez penser à vous diriger vers des études de types BEP
ou CAP, vous n'avait aucune chance pour des études générales... aujourd'hui, je passe en 2e année de Droit, je n'ai jamais redoublé de classes.
- Pour le collège et le lycée, il faut en outre maintenir un minimum de 2h d'éducation physique et sportive (EPS) pour une bonne santé, tout en diversifiant "l'offre" de sports (le handball,
l'endurance - qui consiste à courir pendant 1h30 sur une piste - et le football c'est bien, mais il pourrait également y avoir des cours d'EPS avec du javelot, des sauts de haies,
de la natation et pourquoi pas du cyclisme avec des prêts de vélos de la part du Conseil Général ou Régional...). L'approche du sport serait plus appréciée de la part des élèves
(c'est le genre de matière où les élèves regardent l'heure , attendant impatients que le cours se finisse).
Le lycée maintenant; il faut là aussi, dès la classe de Première, avoir une heure de cours d'orientation dans la semaine, car le choix des études post-Baccalauréat, est primordial.
Le cours d'ECJS pourrait ainsi comporter de l'orientation, c'est une idée comme une autre.
- En Terminale, il faudrait également cette heure d'orientation avec pourquoi pas des visites guidées dans des entreprises, des universités proches du lycée. Une heure ou deux heures par semaine,
ce n'est pas sorcier, c'est utile!
- Les élèves pourraient également se voir confier le prêt d'un ordinateur portable, pour les aider dans les recherches pour telles ou telles matières. Les lycées pourraient également avoir tous
un accès au WiFi (connexion internet sans fil), c'est quelque chose qui manque aussi dans beaucoup d'établissements.
- Dès le lycée et ensuite à l'Université, il faudrait un apprentissage à la lecture quotidienne de la presse écrite, avec par exemple des exercices basés sur tels ou tels articles concernant
l'actualité locale, nationale ou internationale.
Il y a une accumulation du manque de cours d'orientation (cette idée m'avait été évoquée par mon professeur d'économie, en Terminale). En effet, après le Bac, la plupart des élèves, c'est un fait
cruel, ne savent pas quoi faire, ne savent pas vers quelles études se diriger. Oui le Bac' c'est bien de l'avoir, mais aujourd'hui, ça ne suffit pas, il faut arrêter de se voiler la face.
En 1ère année de Droit, à Narbonne, nous étions 190 inscrits, nous avons étés environ 60 à finir l'année. Non pas que l'Université c'est dure, c'est fatiguant, c'est si c'est là comme je l'ai
souvent entendu, mais aussi parce que le manque d'orientation, pousse nombres d'élèves à venir à la Fac, parce que c'est la Fac.
Oui il y a de l'échec en rapport avec le domaine (ici le Droit), mais il y a également une grande part de l'échec dû à une mauvaise orientation.
La solution n'est pas de supprimer des postes d'enseignants pour puiser quelques millions d'euros ici où là , faire des économies en somme! Il y a un manque cruel de moyens matériels,
financiers et bien sûr un manque d'enseignants.
L'éducation nationale est trop importante pour faire des réformes à la va-vite, sans concertations. Concernant ces concertations, il pourrait y avoir des réunions pédagogiques en fin ou en début
d'année scolaire, regroupant enseignants, délégués d'élèves, et délégués de parents, proposant des pistes, des idées. Ces dernières pourraient être inclues dans des "Cahiers de Doléances" confiés
à la fois aux différents Recteurs d'Académies, mais aussi au Ministère. Il pourrait ainsi y avoir des aides spécifiques, là où il y a des besoins.
Enfin, concernant les programmes scolaires, ils doivent se faire en concertations avec des historiens, des mathématiciens... et des professeurs. Régulièrement, les programmes devraient être revus
ou adaptés.
L'éducation nationale doit être et doit rester le premier budget de l'Etat.
Une population mal éduquée et mal informée, on lui fait faire, ce que l'on veux... A bon entendeur.
Kévin - Imaginons Ensemble l'Avenir
Agé de 20
ans, j'ai obtenu il y a deux ans, un Baccalauréat Economique & Social (SES). Je suis actuellement étudiant en 3e année de Droit à la Faculté de Droit & des Sciences
Economiques de Narbonne (11).
J'envisage une carrière politique et/ou dans le domaine du Droit Public.
Ouvert depuis plus de trois ans, ce blog est un lieu d'échanges et de réflexions.
Je rédige régulièrement des Billets d'Humeur centrés sur l'actualité nationale et internationale,
avec aussi mes points de vues et mes propositions dans plusieurs domaines de société (éducation, environnement, social, sport...).
Je propose également un suivi de l'actualité du Parti Socialiste, dont je suis adhérent depuis le
mois de mars 2008. Vous trouverez aussi des articles basés sur le parcours de Ségolène Royal,
candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007. Femme de terrain, elle met en pratique la politique "par la preuve", notamment dans la région qu'elle préside; le Poitou-Charentes.
Enfin, mon blog fait une place particulière à l'actualité locale, à savoir la vie politique et publique en Languedoc-Roussillon ainsi que les actions du Conseil Régional
(2004-2010).
Pour me
contacter

Les Commentaires