L'augmentation des heures supplémentaire
ne correspond pas à une hausse de l'activité et du pouvoir d'achat
L’autosatisfaction dont vient à nouveau de faire preuve la ministre de l’Économie concernant le bilan des heures
supplémentaires défiscalisées ne résiste pas à l’analyse et se révèle totalement déplacée.
Alors que la croissance du PIB a reculé de 0,3% au deuxième trimestre, que 12.200 emplois ont été détruits dans le secteur marchand sur la même période, dont 11.600 dans l’industrie, et que le
chômage est même reparti à la hausse cet été, le gouvernement se targue d’une augmentation du nombre total d’heures supplémentaires réalisées.
Comment expliquer l’augmentation du volant d’heures supplémentaires dans un tel contexte de ralentissement de la croissance et de l’emploi ?
Trois principaux facteurs expliquent cette situation en apparence paradoxale :
- un recul de la sous-déclaration des heures supplémentaires effectuées, les entreprises ayant désormais intérêt à les déclarer ;
- un effet d’aubaine pour les entreprises, qui sont incitées à sous-déclarer le temps de travail
de leurs salariés et à payer le complément en heures supplémentaires ;
- une incitation des entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à des embauches, ce que confirme la remontée du chômage ces derniers mois.
Dans tous les cas, la hausse du volume des heures supplémentaires ne se traduit ni par une augmentation du nombre total d’heures travaillées, ni par une
augmentation du pouvoir d’achat des salariés, qui a au contraire baissé de 0,5 % sur la dernière année.
En outre, le développement de la sous-déclaration du temps de travail et la multiplication des heures supplémentaires fictives engendrent un grave risque de
dérapage des finances publiques et de précarisation des salariés.
Dans un tel contexte de crise économique et sociale, laisser penser aux Français que leur situation s’améliore est à la fois inexact, bien peu responsable, et pour tout dire assez
ridicule.
Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité,
et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises
Agé de 20 ans, j'ai obtenu il y a deux ans, un Baccalauréat Economique
& Social (SES). Je suis actuellement étudiant en 3e année de Droit à la Faculté de Droit & des Sciences Economiques de Narbonne (11).
J'envisage une carrière politique et/ou dans la magistrature (Droit Public).
Ouvert depuis près de trois ans, ce blog est un lieu d'échanges et de réflexions.
Je rédige régulièrement des Billets d'Humeur centrés sur l'actualité nationale et internationale,
avec aussi mes points de vues et mes propositions dans plusieurs domaines de société (éducation, environnement, social...).
Je propose également un suivi de l'actualité du Parti Socialiste, dont je suis adhérent depuis le
mois de mars 2008. Vous trouverez aussi des articles basés sur le parcours de Ségolène Royal,
candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007. Femme de terrain, elle met en pratique la politique "par la preuve", notamment dans la région qu'elle préside; Poitou-Charentes.
Enfin, mon blog fait une place particulière à l'actualité locale, à savoir la vie politique et publique en Languedoc-Roussillon ainsi que les actions du Conseil Régional
(2004-2010).
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