Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 07:30
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1 - Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France

Chers amis, chers camarades,

La France va mal. Elle a besoin de nous. Elle nous attend. Elle nous appelle, elle nous cherche. Mais elle ne nous trouve pas, elle ne nous reconnaît pas, elle ne nous comprend pas. « Où êtes-vous ? », nous crie-t-elle. Que veut le plus grand parti de gauche ? Cette attente est un défi, une chance à saisir pour être à la hauteur.

Ne soyons pas les spectateurs du film catastrophe qui se déroule devant nos yeux, pire que celui que nous redoutions car bien plus rapide et bien plus cynique que nous l’avions imaginé
.

Jamais le moral des Français n’a été aussi bas, comme si nous étions tétanisés par l’implacable travail de sape entrepris par le pouvoir actuel contre notre modèle social. Non, nous militants socialistes nous n’acceptons pas cela ! Un parti qui se bat pour les citoyens, avec les citoyens, voilà ce que nous voulons, tout de suite, car nous avons une responsabilité immédiate, immense, incontournable, celle que nous ont confiée nos électeurs : proposer une véritable alternative politique et sociale. Une vision du monde.

Car de quoi s'agit-il d'autre après tout que d'avoir une vision d'un monde meilleur et d'unir tous les courages, toutes les intelligences, tous les savoirs et toutes les bonnes volontés pour le construire?

Lorsque, enfin, se dessinera clairement cette alternative, alors les mouvements sociaux reprendront courage et vigueur, et pèseront d’autant plus contre ce système qui aujourd'hui se met en place sans rencontrer de résistance
.

Nous avons tant attendu ce congrès. Réussissons-le. Les Français veulent que les idées s'assument franchement, mais que les personnes se respectent. C'est donc pour eux que le congrès de Reims doit être le premier acte de la reconquête idéologique, puis politique, puis électorale.

Un parti du socialisme d’aujourd’hui, voilà ce que nous voulons construire. Il s'agit d'une renaissance. Oui, d'une renaissance. C'est toute la gauche qui a besoin de renaître, et cela dépend de vous
. De vous seuls.

C’est vous, militants, qui, en novembre prochain, aurez la responsabilité de décider de son avenir. Lourde responsabilité, car décidant de l'avenir du plus grand Parti de gauche, vous choisirez l'avenir de la gauche, et donc de la France et donc de l'Europe. Car après 2008, avant la grande échéance de 2012, chaque année, 2009, 2010, 2011, chaque année il y aura une élection
.


La vraie nature du sarkozysme :


de la rupture à la déchirure


Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure. La France de 2008 a le visage des ouvriers de Gandrange à qui le Président de la République a promis monts et merveilles. Elle a le visage des caissières qui ne veulent pas faire des heures supplémentaires, mais qui aimeraient simplement obtenir leur part des profits faramineux de la grande distribution. Elle a le visage des enfants dont les parents sont arrêtés à la sortie des écoles, pour être expulsés, après avoir été entassés dans des conditions inhumaines.

Les salaires stagnent, les prix montent, tandis que l'ascenseur social, lui, descend au sous-sol, comme le dit Djamel Debbouze. Catégories populaires et moyennes, toutes sont logées à la même enseigne : chacun sait qu’il peut désormais devenir travailleur pauvre ! On veut des augmentations de salaires ? Quelque uns feront des heures supplémentaires à n’en plus finir, éventuellement les mieux lotis auront droit à un peu d'intéressement.

Les salariés voient leur pouvoir d’achat sérieusement entamé par une inflation favorable à la grande distribution et un carburant exorbitant. Étrange paradoxe d’une mondialisation où faire trente kilomètres devient un problème pour des millions de famille. On aura d’un côté les puissants dans les Falcone et pour les autres la France des voitures au garage. Pendant ce temps-là, les patrons du Cac 40 voient leurs revenus augmenter de 58% pour la seule année 2007. Le capitalisme des rentiers se porte à merveille tandis que pour les PME toutes les portes sont verrouillées.

Lorsque le 8 janvier 2008, sans aucune vergogne, Nicolas Sarkozy se justifie en proclamant que les caisses sont vides, sans admettre qu’il est responsable, on voit bien qu’il a fait un choix, jamais encore avoué, mais inscrit dès ses débuts dans l’adoption du paquet fiscal. Démantèlement de l’État, qu'on veut démettre de ses plus fondamentales missions de service public, démantèlement de la Sécurité sociale, du droit à la retraite, de la durée légale du travail, du Code du Travail, de l’Éducation, des médias et de l’audiovisuel public, de la justice, de la laïcité, abandon des banlieues… Tout y passe !

L’économie est exsangue ? Demain, de nouveaux déficits justifieront de nouvelles régressions.

La politique de Nicolas Sarkozy dévoie jusqu'à l’idée de changement, la transformant en stratégie d’écrasement des résistances sociales, de nivellement par le bas. C’est une stratégie brutale d’affrontement de classes et de division au sein même de chaque catégorie. C’est une politique archaïque masquée par les lunettes de la modernité branchée, un mélange inquiétant de Silvio Berlusconi et de Doc Gynéco, avec une montre de 50 000 euros au poignet. Et on s’en vante !

Il faut comprendre le caractère particulier, destructeur, implacable du sarkozysme. C’est un système de pouvoir très spécial, qui repose sur la concentration et la fusion des intérêts politiques, financiers et médiatiques d’une nouvelle aristocratie. Celle du nouveau capitalisme.

Le clan des affairistes, qui, le fameux soir du Fouquet’s, a fêté sa victoire et célébré son pacte avec le nouveau chef, a déjà reçu le prix de sa connivence : le bouclier fiscal (ils ont tous reçu le chèque), la publicité volée au service public pour renflouer les chaînes privées, et à l’horizon la privatisation d’EDF et d’Areva.

La vraie nature du sarkozysme, c’est une droite dure, encore en campagne, déjà en campagne, toujours en campagne idéologique pour défaire la gauche sur tous les terrains. C’est elle aujourd'hui qui pose les termes du débat et qui s’empare de nos symboles et de nos valeurs pour mieux les détourner
. Mais nous ne voulons pas que les valeurs du socialisme soient défaites. C'est pour cela que nous nous battrons.

Le capitalisme perd la tête

Il va nous falloir beaucoup de courage. En 1864, Charles Dickens écrivait son grand roman Les temps difficiles. Il y exposait les effets de la Révolution industrielle en Angleterre au milieu du XIXè siècle.

Les temps difficiles sont revenus. Une nouvelle révolution est là, comparable à celle qu’a connue le XIXè siècle. Et c’est toujours la même question avec une révolution : dans quelle mesure la subit-on ? Dans quelle mesure la maîtrise-t-on ?

D’immenses défis surgissent, de grands dangers menacent. La circulation folle de l’argent détruit les économies. La crise alimentaire plonge dans la malnutrition ou la famine des centaines de millions de personnes. La spéculation sur les matières premières fait rage. Les délocalisations sauvages se multiplient
. Le coût du pétrole renchérit les prix. La crise écologique et climatique précipite les échéances. Ici ou là, les nationalismes, le terrorisme et les guerres régentent ce que nous n’arrivons pas à organiser.

Cette concomitance des crises marque un changement d'époque. Elle entraîne une contestation nouvelle de cet hyper libéralisme qui règne depuis la fin des années 1970
. Que des financiers aient demandé la nationalisation de banques en quasi-faillite au plus fort du krach devrait égayer les socialistes! La percée de Barack Obama traduit aussi le reflux de cette irrésistible vague libérale partie des États-Unis lors de l'élection de Ronald Reagan.

Voici la mondialisation malheureuse, celle que nous subissons. Refusons la. Arrêtons la !

Mais la mondialisation n'entraîne pas que des désastres. D’immenses progrès ont été accomplis. La science, grâce à une recherche sans frontières, a repoussé les limites de la vie et amélioré la santé des humains. Les nouvelles technologies de la communication ont unifié le monde plus vite que des siècles d’exploration maritime. Les investissements se réalisent aux quatre coins de la planète et créent de la richesse. Les accords internationaux organisent peu à peu une communauté juridique et politique mondiale
.

Voici la mondialisation partagée, celle que nous maîtrisons. Accueillons la. Propageons la !
Mondialisation malheureuse, mondialisation partagée : il s’agit des deux faces du même mouvement. Ne nous y trompons pas. La mondialisation est la pire et la meilleure des choses.

Soit elle constituera un progrès de civilisation. C’est possible. Soit elle sera porteuse de toujours plus de malheurs. C’est possible aussi. C’est de la volonté politique que cela dépendra. En particulier de la nôtre, à nous, les socialistes.

L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. Mettre l’économie au service de l’homme sans détruire les trésors de sa planète c'est-à-dire sans détruire le patrimoine de nos enfants, c’est cela le socialisme pour le XXIè siècle
.

Nos valeurs nous permettront de mener ce combat. Nos valeurs, pas nos vieilles recettes, car nous devrons inventer un nouveau modèle de développement et de société.

Non, la gauche n’est pas conservatrice !


En sommes-nous vraiment réduits à défendre les grandes conquêtes sociales d’hier, sans en proposer de nouvelles ? Le piège nous est tendu. Si nous y tombons, la droite pourra continuer à instruire le procès d’une gauche conservatrice.

N'avons-nous vraiment rien d’autre à proposer que de gérer moins mal que la droite ? Au nom d'un certain réalisme ? Ce ne serait qu'une autre forme de conservatisme
.

Dans les deux cas, il s’agirait d’un renoncement à changer l’ordre des choses.

Nous sommes résolument modernes. Nous sommes résolument pour le changement. Aujourd’hui c’est le changement qui protège et l’inertie qui affaiblit. Se contenter de défendre des acquis n’est plus protecteur.

La leçon du 21 avril 2002, cruelle défaite, malgré notre bilan, c’est qu’une élection se gagne sur un projet, et que celui-ci doit être élaboré à l’écoute des milieux populaires, qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, de l’insécurité ou du reste.

La leçon de 2007, malgré un bon diagnostic sur la société française, c’est que nos réponses sont insuffisantes, et puis, aussi, que la division est le pire des poisons
.

Ne nous bornons pas à résister, à protéger, à atténuer les dégâts, à conserver en quelque sorte. Construisons un socialisme radical, offensif et pragmatique.

Une autre politique est possible, vite !


L’enjeu de ce Congrès n’est pas de faire le programme de gouvernement de 2012. L'enjeu de ce Congrès, c’est d’abord que les socialistes soient capables de mener la bataille des idées et de convaincre, de persuader nos concitoyens qu’une autre politique est non seulement possible, mais qu'elle est indispensable
.

Contre l’économie de la rente, la dégradation de la condition salariale et le mépris des ressources rares, les socialistes veulent une économie de l’innovation, du risque, mais aussi de la solidarité et du développement durable. Les trois piliers de la croissance que sont le social, l’écologique et l’économique se renforcent mutuellement dans un cercle vertueux. Nous voulons à la fois mieux produire les richesses et mieux les distribuer, mais nous voulons aussi définir autrement la richesse.

C’est bien d’un nouveau modèle de réussite et d’excellence pour la France qu’il s’agit ici. Celui-ci doit s’accompagner d’une réforme en profondeur de la redistribution et des modes d’action de l’État : la justice fiscale, la conditionnalité des aides aux entreprises, la réforme de l’État providence, le dialogue social sont des instruments de la compétitivité.

Notre ambition appelle deux exigences : un État providence moderne, qui prévient plutôt qu’il ne répare, capable d’accompagner les individus dans tous les moments de leur vie. Une révolution démocratique pour dépasser les paralysies de la société française, la reconstitution des oligarchies, l’incapacité où nous avons été de réduire les inégalités et de moderniser la France
.

C’est le projet de la VIè République, la République des citoyens, démocratique, sociale et laïque. Cette démocratie ne peut s’arrêter aux frontières de la France. Parce que les socialistes, héritiers des Lumières, sont aussi les citoyens du monde. La démocratie doit être l’instrument de la réorientation nécessaire de l’Europe et de la définition d’un nouvel internationalisme.

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Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.

 

A compter de la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA).

J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.



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