Les reportages du Figaro sont-ils encore fiables?
Le cas Royal et le Cercle des économistes
Un
reportage sur Royal et le Cercle des économistes signé Le Figaro
Dans un confidentiel intitulé "le Cercle des économistes tacle Ségolène Royal", en date du 19 mai 2008, Le Figaro publiait le récit d'un dîner-débat organisé par
le Cercle des économistes, avec l'ex-candidate à l'élection présidentielle.
De décrire une rencontre qui "a tourné au vinaigre." Des participants "effarés par les assertions de l'ex-candidate à la présidentielle et par ses
perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la Région Poitou-Charentes". De décrire une Ségolène Royal "à court d'arguments", menaçant de "quitter la table, arguant
qu'elle n'était pas venue repasser le bac".
Le reportage jugé mensonger et injurieux par le Cercle des économistes
Or, selon le Cercle des économistes, ce récit du débat relève de l'"injure" et est absolument
fallacieux.
Le Nouvel Observateur a donc le 19 mai relayé sur son site un communiqué du Cercle: "Le Cercle des économistes s'indigne de la façon
particulièrement inélégante et totalement inexacte dont un participant, dans Le Figaro du 17 mai 2008, a rendu compte du dîner-débat avec Ségolène Royal organisé par le Cercle des économistes. Ces propos relèvent d'une initiative individuelle et ne traduisent en rien l'ambiance du dîner auquel ils se
réfèrent", affirme l'organisation dans un communiqué". Lequel précise aussi que "Le Cercle des
économistes rejette en totalité ces propos qu'il déplore et considère comme une intention de nuire regrettable", rappelant qu'il est "toujours respectueux des invités qu'il reçoit, dans la règle de la plus stricte confidentialité.
Le président du Cercle, "ivre de rage", veut saisir la justice
Le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi est allé plus loin, en expliquant au Point le 20 mai, qu'il était "ivre de rage",
précisant que "quand on reçoit un invité, on respecte ses idées. Et considérer Ségolène Royal comme une idiote, c'est injurier 17 millions de Français qui ont voté pour elle."
Malgré ses demandes, Le Figaro a refusé de publier un rectificatif, ce qui a poussé l'ensemble des membres Cercle à assigner le quotidien en
justice et à envoyer une lettre d'excuses à Ségolène Royal.
Le contexte: un climat délétère entre la presse, Nicolas Sarkozy et l'UMP
L'"affaire", comme l'a qualifiée Le Point, est grave.
Et ce pour deux raisons. Si un quotidien peut avoir une ligne éditoriale politiquement identifiable, il n'en demeure pas moins que les informations qu'il
publie doivent être "sourcées", "recoupées", ce qui n'est apparemment pas le cas.
En second lieu, ce papier du Figaro n'était pas signé, il était anonyme, comme c'est le cas dans la rubrique "les Confidentiels". Qui a donc écrit cet article? L'auteur
demeurera-t-il sans nom, le quotidien répondant, s'il le fait -ce qui n'est en outre pas le cas- au nom de ce journaliste?
L'esprit critique est indissociable de l'indépendance de la presse et des médias. Pour autant la calomnie et le manque de transparence ,
s'ils sont avérés, jettent le discrédit sur un quotidien de référence.
Le tout dans un contexte délétère dès lors que, selon plusieurs témoignages, le président de la République en personne aurait, le 7 mai dernier, fustigé une partie de la presse, lui reprochant de
ne pas avoir assez évoqué la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire l'opposant à d'ex-collaboratrices.
Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l'UMP, qualifié d'"aboyeur de Sarkozy
par le JDD, a multiplié les plateaux télévisés et radios pour reprocher à l'AFP le
soi-disant traitement de faveur dont elle gratifierait la présidente de la région Poitou-Charentes dans cette affaire. Ce qui a indigné l'agence, qui a applelé à
manifester.
Il semblerait que Le Figaro ait sur-interprété la charge de Nicolas Sarkozy et se soit mis en tête de faire du zèle. A-t-il franchi une ligne rouge?
La justice tranchera.
Mais les problèmes de la fiabilité et de l'indépendance de la presse vis-àvis du pouvoir, de l'éthique journalistique sont ici clairement posés.
Etudiant âgé de 21 ans, je suis diplômé d'un Baccalauréat mention "Economie & Social" (SES) obtenu en 2007. Je suis également titulaire d'une Licence de Droit (mention Assez Bien) obtenue en 2010 à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Narbonne.
A compter de
la rentrée prochaine, j'intégrerai l'Université de Perpignan pour un Master de Droit Public avec en parallèle, le Pré-CAPA de l'IEJ de Perpignan, en vue de préparer le Concours d'Aptitude à
la Profession d'Avocat (CAPA).
J'ai été élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université Perpignan-Via Domitia, le 11 Mars 2010 pour un mandat de deux ans.
Pour me contacter
"Comment obtenir un référendum sur la réforme des
retraites?
Comme le prévoit l'article 11 de notre
Constitution, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie que les parlementaires de la gauche, soutenus par plus de 4 millions de Français peuvent imposer la tenue d'un référendum d'initiative populaire sur les retraites.
Pour cela, c'est simple, indiquez vos noms, prénoms, adresse email, et commune d'inscription sur les listes électorales"
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