Dimanche 29 janvier 2012
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Publié dans : Billets d'Humeur
Ce Dimanche soir, Nicolas Sarkozy s'est prêté à un grand oral diffusé sur six chaînes télévisés.
Tout au long de cet exercice, le Président-Candidat a fait preuve d'un incroyable et même immoral numéro d'illusionniste.
L'un des sujets qui m'a le plus interpellé concerne l'industrie et la situation de l'emploi. Avec un rare culot, Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : "Je ne laisserai pas tomber Lejaby". Une déclaration qui ressemble mot pour mot à celle qu'il avait faite devant
les ouvriers de la sidérurgie à Gandrange. On se souvient encore ce qu'il est advenu, pour les ouvriers, pour les usines et les machines de travail... J'étais
d'ailleurs récemment revenu sur les promesses non-tenues de Gandrange.
Pire, Nicolas Sarkozy a proposé la création d'une Banque de l'Industrie dotée d'un milliard d'euros. Pourquoi ne l'a-t-il pas
lancé plus tôt? Qu'a-t-il fait en un quinquennat pour sauver l'emploi industriel français, pour maintenir le savoir-faire "made in France" dans des secteurs en difficultés?
Le Président sortant a aussi fait son bilan en rappelant quelques unes des réformes engagées
durant les cinq dernières années : autonomie des universités, réformes des retraites sans oublier aussi - étudiant juriste que je suis - la réforme de la justice (carte judiciaire / réforme
pénale). Autant de réformes plus injustes les unes que les autres. Des réformes qui n'ont eu et qui n'ont que pour objectif que de monter les individus les uns contre les autres,
les grandes universités prestigieuses contre les sites délocalisés, les jeunes contre les séniors, les plus fortunés contre les moins aisés...
Un incroyable numéro d'illusionniste qui doit cesser et vite.
On ne peut pas, lorsque l'on est Président de la République, promettre des réformes, proposer des solutions que l'on a été
incapable de mettre en place et de tenir au cours des cinq dernières années. Comme l'a récemment déclaré Ségolène Royal, candidate à la Présidentielle 2007,
"les promesses de fin de campagne n'engagent que ceux qui les font".
Illustration :
- Nicolas Sarkozy lors de son intervention du 29 Janvier 2012 (Reuters / France Télévision)
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