Vie Etudiante

Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 16:42
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Alors que le prix du ticket de restauration universitaire (RU) a augmenté de 22% depuis 2002, une nouvelle hausse avait été envisagée pour la rentrée prochaine. De 5 centimes d'euros, elle aurait alors porté le prix du ticket à 3,05 euros.

Très tôt, l'ARES (Fédération Nationale des Associations Représentatives des Etudiants en Sciences Sociales), membre de la FAGE, s'était mobilisée contre l'hypothèse d'une telle augmentation, injuste pour les étudiants au regard des difficultés multiples, sans cesse plus importantes pour eux, dans l'accès à la formation, à l'emploi, à la santé et bien entendu, à une alimentation saine et équilibrée.

Aujourd'hui, le Conseil d'Administration du Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) devait voter pour ou contre l'augmentation du tarif de la restauration étudiante. Et c'est avec joie et soulagement que j'ai appris le vote négatif du CNOUS : 14 voix contre l'augmentation, 2 abstentions et 13 voix pour.

 

Cette première victoire - la décision finale reviendra à Laurent Wauquiez, nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - est le résultat de la belle mobilisation des associations étudiantes et des structures comme l'ARES et la FAGE. Je tiens de ce fait à féliciter très chaleureusement Bryan Coder, Président de l'ARES et Philippe Loup, Président de la FAGE, ainsi que tous les membres de ces deux structures, pour leur détermination à défendre les intérêts étudiants et dans le cas présent, l'accès à une alimentation abordable.

 

Le nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur doit suivre le vote du CNOUS et renoncer à une augmentation qui n'a pas lieu d'être, pour le ticket RU.

 

Au delà de la problématique liée à la fixation du tarif du ticket RU, je pense que Laurent Wauquiez doit rapidement poser les bases d'une réflexion commune avec les différents acteurs étudiants, pour, d'une part, la mise en place généralisée de circuits courts dans les restaurants universitaires - comme cela se fait déjà dans les cantines scolaires - et d'autre part pour un meilleur accès au soin, de plus en plus d'étudiants renonçant à se faire soigner, faute de moyens.

J'aurai de toute façon l'occasion de revenir sur le sujet, au cours d'un prochain article.

 

Vous trouverez ci-dessous, les deux communiqués publiés le 30 Juin et le 1er Juillet, et relatifs au prix du ticket de RU, sur le Blog de l'ARES :

 

Paris, le 30 Juin 2011

Le vendredi 1er juillet 2011, le Conseil d’Administration du CNOUS statuera sur le prix du ticket de restauration universitaire (RU). Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche propose une majoration du prix de 5 centimes pour l’année universitaire 2011-2012 sans justification crédible. Cette nouvelle hausse confirme une augmentation de 22%¹ du prix du repas depuis 2002 et le passage à l’euro.

 

L’ARES, structure représentative des étudiants en Droit, Sciences Eco & AES, membre de la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), refuse cette augmentation et demande le gel du prix du ticket RU.

Cette augmentation vise, selon le ministère, à équilibrer le budget des CROUS. Pourtant, force est de constater que cette hausse n’a que pour seul effet de vider les restaurants universitaires de leurs étudiants². En effet, ces derniers se détournent de la restauration dite sociale des CROUS pour se nourrir de plus en plus dans le secteur privé où les tarifs tendent à devenir équivalents.

De plus, l’ARES ne peut accepter que l’État laisse les étudiants combler le déficit des CROUS. En effet, le seul effet de l’inflation depuis 2002 aurait amené le prix du ticket RU à 2,92€³. Aussi, l’ARES, souhaite mettre en avant que les CROUS proposent une offre répondant aux objectifs de santé publique. Pousser les étudiants hors de cette offre risque d’accentuer les effets d’une “malbouffe” quotidienne chez les étudiants les plus défavorisés.

Ainsi l’ARES considère que cette hausse du ticket RU ne répond à aucune logique politique et est contraire à tous les objectifs de démocratisation de l’enseignement supérieur et de santé publique. De plus, se contenter de suivre la hausse générale des prix, qui touche majoritairement les catégories les plus défavorisées, va à l’encontre d’une réelle politique sociale volontariste à l’égard des étudiants, pourtant annoncée par le gouvernement.

L’ARES se joint à l’ensemble des fédérations de la FAGE et appelle le Conseil d’Administration du CNOUS à voter contre cette augmentation.

Enfin, l’ARES exige du ministère et du CNOUS une réflexion sur le long terme pour préserver l’offre sociale de restauration du CROUS à prix constant du ticket RU.

 

Je vous propose également le communiqué de presse publié ce Vendredi 1er Juillet, sur le Blog de l'ARES :

 

Ce matin, le Conseil d’administration du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires s’est prononcé CONTRE la proposition d’augmentation du ticket de restauration universitaire de 3 à 3,05 euros par 14 voix CONTRE, 2 ABSTENTION et 13 voix POUR.

 

Après le relèvement des frais de sécurité sociale étudiante et l’annonce d’une augmentation probable des droits d’inscription universitaires, ce vote historique traduit le mécontentement général quant à l’augmentation des frais étudiants et particulièrement ceux liés à la restauration qui sont systématiques depuis plusieurs années.

La FAGE a dénoncé cette augmentation qui allait une nouvelle fois à l’encontre des attentes et besoins des étudiants.

De plus, l’annonce de la proposition d’augmentation de 5 centimes du ticket RU n’est parvenue aux administrateurs du CNOUS que 2 jours à l’avance rendant particulièrement difficile la tenue d’un débat sérieux et la possibilité d’une véritable concertation.

La FAGE qui avait lancé avec l’ensemble de ses fédérations un appel à voter contre cette augmentation se réjouit donc de cet avis négatif rendu par le CA du CNOUS.

La FAGE demande donc à Laurent Wauquiez, nouveau ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de suivre cet avis et de ne pas augmenter pas le prix du ticket RU cette année.

Enfin la FAGE exige du ministère une réflexion sur le long terme pour que l’offre sociale de restauration des CROUS puisse être maintenue à prix constant.

 

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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 13:30
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En 2010, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) mettait en garde les Gouvernements contre le "risque d'une 'génération sacrifiée', constituée de jeunes gens qui sont totalement détachés du marché du travail et ont perdu tout espoir de pouvoir travailler pour gagner décemment leur vie".

Ce mois-ci, le magazine "Alternatives Economiques" consacre un dossier de dix pages à la "Génération galère" et pointe plusieurs constats européens ou franco-français comme par exemple le manque d'indépendance des jeunes, notamment des jeunes actifs, vis-à-vis des parents.

 

Alternatives-Economiques---Mars-2011.jpg

Laurent Jeanneau rappelle tout d'abord qu'avec "la crise, le chômage des moins de 25 ans s'est envolé et culmine désormais à 24%" même si avant la récession, ce taux de chômage "était déjà très élevé (19% à la mi-2009)".

L'auteur reprend ensuite la définition du terme "jeunesse" : "période qui sépare la fin de la scolarité obligatoire de l'accès à l'indépendance financière et résidentielle".

Laurent Jeanneau rappelle en outre que jusqu'à "la Seconde Guerre Mondiale, la fin du service militaire, le mariage et l'installation définitive dans l'emploi se succédaient généralement en l'espace de quelques mois, notamment dans les classes populaires. Pour les jeunes des milieux favorisés, c'est l'obtention du diplôme qui officialisait le passage à la vie active, dans la mesure où il était, quasi automatiquement, le gage de l'accès à un emploi de cadre".

Aujourd'hui, "on est étudiant en moyenne jusqu'à 21 ans, alors que les générations nées entre 1939 et 1943 avaient mis un terme à leurs études vers 17 ans". Cet allongement de la durée des études explique pour partie le fait que l'arrivée du premier enfant, de l'acquisition d'un logement et bien entendu de l'obtention du premier emploi soient aussi retardées. En effet, à l'heure actuelle, le premier emploi n'arrive en moyenne qu'à l'âge de 28 ans. Premier emploi qui est de plus en plus précaire (intérim, CDD...). Ainsi, "l'essentiel de la flexibilité du marché du travail repose [...] sur les épaules des jeunes : la moitié des salariés embauchés en CDD, en stage ou en apprentissage a moins de 29 ans, alors que la moitié des salariés recrutés en CDI a plus de 43 ans".

 

Mais outre cette entrée tardive dans la vie active - constat qui se retrouve d'ailleurs dans les autres pays européens - "Alternatives Economiques" observe très justement que la France possède et entretient un système scolaire élitiste basé sur l'obtention du diplôme, ce qui pousse le magazine à dire que "les jeunes Français ont souvent le sentiment de 'jouer leur vie' dans cette lutte des places".

Il y a en effet aujourd'hui "les jeunes qui réussissent, cette petite minorité qui arrive à se frayer un chemin jusqu'à la crème de l'élite, au sein des classes préparatoires et des grandes écoles du supérieur. Mais à l'autre extrémité, il y a tous ceux qui quittent le second cycle du secondaire sans aucun titre scolaire. C'était le cas de 16% des jeunes de 20 à 24 ans en 2009, soit 125 000 personnes en moyenne par génération".

La jeunesse européenne n'est pas la même selon les pays. Bien que les maux soient sensiblement identiques, les solutions ou du moins les politiques publiques, sont différentes. Ainsi, pour les pays du Nord, la priorité est de "se trouver", ce qui explique le versement d'une sorte de capital de départ (voir-ci dessous). Au Royaume-Uni en revanche, la priorité est plutôt de "s'assumer" avec par exemple le "recours fréquent au crédit bancaire pour financer les études". D'ailleurs, ce recours risque de devenir inévitable pour les étudiants anglais qui devront faire face, dans les mois à venir, à un triplement de leurs frais d'études, déjà particulièrement élevés...

En France au contraire, la priorité est différente et consiste à "se placer" avec évidemment pour objectif, l'obtention d'un diplôme reconnu, "garantie" d'un avenir moins sombre. Mais cette course au diplôme empêcherait, selon les auteurs de l'analyse, les jeunes de cumuler études et emploi, sauf au risque d'échouer. D'ailleurs, "les comparaisons européennes soulignent [...] la lourdeur des emplois du temps scolaires français [...]. Au Royaume-Uni, par exemple, [...] un jeune de 15 à 19 ans consacre à sa scolarité chaque année près de 200 heures de moins que son homologue français" selon "Social and Economic Conditions of Student Life in Europe" de l'Institut Eurostudent.

Je pense que le débat sur les rythmes scolaires doit, bien sûr prendre en compte les matières culturelles et sportives mais aussi l'orientation et l'information des jeunes concernant les formations pour le lycée et pour le supérieur. Aujourd'hui, les jeunes ne sont pas assez informés et les conseillers d'orientation ont trop tendance à se fier aux résultats scolaires plutôt qu'à la personnalité et aux compétences de l'élève, qui souvent viennent combler un "retard" au niveau des notes.

 

Autre constat fait par les auteurs de ce dossier de dix pages, celui de l'augmentation de la précarité chez les jeunes. En 2008, le taux de pauvreté atteignait 19,9 à 20,1% des 15-19 ans et des 20-24 ans selon l'INSEE. Cette pauvreté grandissante explique les difficultés rencontrées par les étudiants dans l'achat de produits alimentaires (multiplication par quatre du nombre d'étudiants se rendant aux "Restos du Coeur"...), dans le location d'un logement (seuls 10% des étudiants ont accès à une résidence universitaire)...

Dès lors, les parents sont considérés comme des cautions pour des étudiants qui se trouvent dans des situations très inégales d'un pays à l'autre. Ainsi, les parents français "prennent en charge en moyenne 61% [du coût du logement étudiant], contre 30% au Royaume-Uni, 27% en Allemagne, 22% en Suède et 5% aux Pays-Bas selon l'enquête Eurostudent". Cette réalité plombe l'avenir des étudiants qui ne sont pas élevé comme leurs voisins étrangers, dans la recherche de l'indépendance, notamment financière, vis-à-vis de leurs parents.

Toutefois, l'indépendance financière qui passe bien souvent par le versement d'aides publiques (bourses...) passe aussi, dans certains cas, dans des prêts accordés par les banques. Or, le système bancaire rechigne toujours à faire confiance aux jeunes qui souhaitent mettre sur pieds leur propre entreprise où construire un projet d'avenir.

Selon Claire Alet et Thierry Pech, "les politiques françaises d'aide à la jeunesse considèrent souvent les jeunes majeurs comme de vieux mineurs". En effet, les aides publiques sont souvent reversées aux parents plutôt qu'aux étudiants de manière directe. A l'inverse, dans les pays du Nord de l'Europe, les jeunes accèdent à "une autonomie relativement tôt, grâce à un financement public, direct et universel de la vie étudiante et à l'existence d'un revenu minimum dès 18 ans".

Des économistes français, comme Guillaume Allègre, prônent la mise en place d'un véritable "capital-formation" qui consisterait à "allouer à tous les jeunes adultes un capital leur permettant de financer leur première période d'investissement personnel, universitaire et professionnel". Ce capital "présenterait [...] un coût global de 12 milliards d'euros, mais il se substituerait aux aides aux familles, aux bourses actuelles et à une partie de la formation professionnelle (8 milliards d'euros), laissant un coût net de 4 milliards. Un effort significatif, mais qui ne doit pas être considéré comme une simple dépense : ce serait au contraire un investissement d'avenir".

 

Kévin Bernardi

-> Retrouvez l'intégralité du dossier "Génération galère" dans le magazine "Alternatives Economiques" (3,80 euros) du mois de Mars 2011 (pages 54 à 64).


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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:50
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Le dernier rapport de l'UNESCO démontre, une fois de plus, le chemin qu'il reste à parcourir afin de permettre à tous les enfants d'avoir accès à l'éducation.

En 2000, l'Organisation des Nations Unies (ONU) avait fixé les "8 Objectifs du Millénaire" :

- Réduire de moitié de l'extrême pauvreté et de la faim,

- Réduire la mortalité infantile,

- Améliorer la santé maternelle,

- Assurer l'éducation primaire pour tous,

- Promouvoir l'égalité Hommes-Femmes,

- Lutter contre le SIDA, le paludisme...

- Préserver l'environnement,

- Instituer un partenariat mondial en faveur du développement.

Malgré l'accès à l'école primaire de 52 millions d'enfants entre 1999 et 2008, l'UNESCO note que la réduction du nombre d'enfants non scolarisés n'est pas assez rapide, compte tenu des objectifs à atteindre d'ici 2015.

L'UNESCO estime que les conflits armés sont l'une des principales causes de cette situation puisque les "enfants et les écoles se trouvent en première ligne, car les salles de classe, les enseignants et les élèves sont considérés comme des cibles légitimes". En 2008, pas moins de 28 millions d'enfants étaient concernés par des conflits armés frappant leur pays. La situation est particulièrement difficile en Afghanistan avec une augmentation sensible du nombre d'attaques visant des établissement scolaires (613 en 2009 contre 347 en 2008). La situation est également tendue au Pakistan, au Yémen... En outre, le rapport note que la pratique des enfants-soldats touchent vingt-quatre pays dont le Soudan ou le Tchad.

Enfin, l'UNESCO pointe du doigt le fait que vingt et un pays consacrent une plus grande part de leur budget à la Défense plutôt qu'à l'Education. Selon le rapport, les fonds humanitaires doivent impérativement atteindre les deux milliards de dollars afin de palier aux carences financières en matière d'accès à l'éducation et de répondre efficacement aux besoins.

 

Kévin Bernardi

 

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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 19:19
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Le rapport de la commission Daoust, relatif aux soirées étudiantes et weekends d’intégration, vient d’être rendu aujourd’hui à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Valérie Pécresse a, elle-même, annoncé la création d’une loi pour encadrer ces évènements festifs étudiants, avec notamment l’obligation de les déclarer en préfecture.

La FAGE, ayant été auditionnée, est déçue de la teneur des propositions faites. Ne se reposant quasi-aucunement sur le savoir faire des associations étudiantes en termes d’organisation responsable d’évènements festifs, ce rapport revient sur une stigmatisation d’un alcoolisme massif chez les jeunes.

Ajouter un nouvel outil législatif, alors que les effets de la loi HPST commencent à peine à se faire sentir, est aujourd’hui redondant. Aussi les propositions telles que la déclaration en préfecture ou le dépôt des clefs sont des dispositifs, aujourd’hui déjà mis en place par les associations étudiantes.

Pour la FAGE, la législation maintenant faite, il faut favoriser et développer les actions de prévention et de sensibilisation face aux dangers de l’alcool. En effet, à vouloir cadrer juridiquement de façon abusive, les soirées et donc les conduites à risque vont se déplacer dans la sphère privée ; sphère dans laquelle aucun dispositif de prévention ne peut être mis en place.

La FAGE tient tout de même à saluer le fait que la formation par les pairs et la création dans certains établissements de modules optionnels sur la prévention soient présentes dans ce rapport. Ce sont ces dispositifs qui pourront permettre une
réduction des risques et une conscientisation des organisateurs et des étudiants.

La FAGE, auteur notamment d’une Charte nationale des soirées étudiantes responsables, véritable label de qualité en termes d’organisation responsable d’évènements étudiants, reste sur sa position, déjà évoquée lors de l’audition : développer, favoriser et multiplier la prévention.

____________________

-> Publié sur le site officiel de la FAGE


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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 10:00
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Le récent rapport de la Cour des comptes sur le développement des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) vient mettre à mal les discours du Président de la République et du gouvernement qui prétendent « révolutionner » l’Université. Il montre crument l'incohérence de leur politique et l'écart entre la réalité et les beaux discours.
 
Créés en 2006, les PRES, qui regroupent en leur sein plusieurs établissements universitaires, devaient rendre notre système d’enseignement supérieur plus « efficace » et plus « attractif ».
Le bilan de la Cour des comptes est accablant. Un impact dérisoire en termes d’offre de formation, une politique de valorisation des activités de recherche inexistante, une gouvernance défectueuse, une mutualisation insuffisante des fonctions de soutien, des carences de gestion budgétaire, comptable, financière et humaine : tout cela pour des coûts de structure croissants – alors que les PRES étaient justement censés permettre des économies d’échelle.
 
Ce constat calamiteux est, selon la Cour, le résultat de la politique du gouvernement depuis quatre ans. Le manque de constance au plus haut niveau de l’Etat, l’absence de visibilité quant au financement de ces organismes ainsi que la multiplication des dispositifs et de manière générale, le faible soutien apporté par le ministère à la structuration et au développement des PRES, amènent même la Cour à douter de la volonté réelle de l’Etat de faire des PRES les véritables vecteurs de la recomposition de la carte universitaire.
 
Le besoin frénétique qu’éprouve Valérie Pécresse à agir tout azimut accroît l’incohérence de ses réformes. Ainsi, la Cour met directement en cause la mise en œuvre de la loi LRU dans l’impact limité des PRES.
 
Le monde universitaire a besoin de retrouver de la sérénité pour assurer ses missions d’enseignement et de recherche. Pour le Parti socialiste, le rapprochement et la mise en réseau indispensable des différentes filières de l’enseignement supérieur (universités, IUT, écoles, classes préparatoires, BTS) doit se faire dans le respect de la collégialité et de la démocratie, tout en permettant de réelles coopérations et apportant de réelles améliorations aux étudiants. Tout le contraire de la politique de mise en concurrence systématique et dogmatique menée par le gouvernement.

 

Par Bertrand Monthubert, Secrétaire National du Parti Socialiste à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche.

____________________

-> Publié sur le site officiel du Parti Socialiste

 

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Étudiant âgé de 23 ans, je suis actuellement la formation du Master II Administration et Droit de l'Action Publique de l'Université de Perpignan-Via Domitia dans l'optique de réaliser un Mémoire portant sur les mutations dans la gouvernance du Comité International Olympique (CIO) et dans l'organisation des Jeux Olympiques.

 

Élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université en 2010, je suis réélu en 2012 et représente plus particulièrement l'antenne délocalisée de Narbonne.

 

J'ai ouvert ce Blog en Août 2006 avec la volonté de créer un lieu d'échanges et de réflexions à l'occasion des Primaires Socialistes - en soutien à Ségolène Royal - puis de la Présidentielle de 2007.

Aujourd'hui centré sur l'actualité politique nationale et internationale, ce Blog se développe aussi au travers d'articles thématiques principalement axés sur la Vie Etudiante et l'Actualité du Droit et de la Justice, deux thématiques qui me sont chères au regard de mes études.

 

Adhérent du Parti Socialiste (Section de Narbonne) depuis 2008, je suis membre de l'équipe de campagne de Marie-Hélène Fabre, candidate aux Législatives 2012 sur la deuxième circonscription de l'Aude.


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