Alors que le prix du ticket de restauration universitaire (RU) a augmenté de 22% depuis 2002, une nouvelle hausse avait été envisagée pour la rentrée prochaine. De 5 centimes d'euros, elle aurait alors porté le prix du ticket à 3,05 euros.
Très tôt, l'ARES (Fédération Nationale des Associations Représentatives des Etudiants en Sciences Sociales), membre de la FAGE, s'était mobilisée contre l'hypothèse d'une telle augmentation, injuste pour les étudiants au regard des difficultés multiples, sans cesse plus importantes pour eux, dans l'accès à la formation, à l'emploi, à la santé et bien entendu, à une alimentation saine et équilibrée.
Aujourd'hui, le Conseil d'Administration du Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) devait voter pour ou contre l'augmentation du tarif de la restauration étudiante. Et c'est avec joie et soulagement que j'ai appris le vote négatif du CNOUS : 14 voix contre l'augmentation, 2 abstentions et 13 voix pour.
Cette première victoire - la décision finale reviendra à Laurent Wauquiez, nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - est le résultat de la belle mobilisation des associations étudiantes et des structures comme l'ARES et la FAGE. Je tiens de ce fait à féliciter très chaleureusement Bryan Coder, Président de l'ARES et Philippe Loup, Président de la FAGE, ainsi que tous les membres de ces deux structures, pour leur détermination à défendre les intérêts étudiants et dans le cas présent, l'accès à une alimentation abordable.
Le nouveau Ministre de l'Enseignement Supérieur doit suivre le vote du CNOUS et renoncer à une augmentation qui n'a pas lieu d'être, pour le ticket RU.
Au delà de la problématique liée à la fixation du tarif du ticket RU, je pense que Laurent Wauquiez doit rapidement poser les bases d'une réflexion commune avec les différents acteurs étudiants, pour, d'une part, la mise en place généralisée de circuits courts dans les restaurants universitaires - comme cela se fait déjà dans les cantines scolaires - et d'autre part pour un meilleur accès au soin, de plus en plus d'étudiants renonçant à se faire soigner, faute de moyens.
J'aurai de toute façon l'occasion de revenir sur le sujet, au cours d'un prochain article.
Vous trouverez ci-dessous, les deux communiqués publiés le 30 Juin et le 1er Juillet, et relatifs au prix du ticket de RU, sur le Blog de l'ARES :
Paris, le 30 Juin 2011
Le vendredi 1er juillet 2011, le Conseil d’Administration du CNOUS statuera sur le prix du ticket de restauration universitaire (RU). Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche propose une majoration du prix de 5 centimes pour l’année universitaire 2011-2012 sans justification crédible. Cette nouvelle hausse confirme une augmentation de 22%¹ du prix du repas depuis 2002 et le passage à l’euro.
L’ARES, structure représentative des étudiants en Droit, Sciences Eco & AES, membre de la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), refuse cette augmentation et demande le gel du prix du ticket RU.
Cette augmentation vise, selon le ministère, à équilibrer le budget des CROUS. Pourtant, force est de constater que cette hausse n’a que pour seul effet de vider les restaurants universitaires de leurs étudiants². En effet, ces derniers se détournent de la restauration dite sociale des CROUS pour se nourrir de plus en plus dans le secteur privé où les tarifs tendent à devenir équivalents.
De plus, l’ARES ne peut accepter que l’État laisse les étudiants combler le déficit des CROUS. En effet, le seul effet de l’inflation depuis 2002 aurait amené le prix du ticket RU à 2,92€³. Aussi, l’ARES, souhaite mettre en avant que les CROUS proposent une offre répondant aux objectifs de santé publique. Pousser les étudiants hors de cette offre risque d’accentuer les effets d’une “malbouffe” quotidienne chez les étudiants les plus défavorisés.
Ainsi l’ARES considère que cette hausse du ticket RU ne répond à aucune logique politique et est contraire à tous les objectifs de démocratisation de l’enseignement supérieur et de santé publique. De plus, se contenter de suivre la hausse générale des prix, qui touche majoritairement les catégories les plus défavorisées, va à l’encontre d’une réelle politique sociale volontariste à l’égard des étudiants, pourtant annoncée par le gouvernement.
L’ARES se joint à l’ensemble des fédérations de la FAGE et appelle le Conseil d’Administration du CNOUS à voter contre cette augmentation.
Enfin, l’ARES exige du ministère et du CNOUS une réflexion sur le long terme pour préserver l’offre sociale de restauration du CROUS à prix constant du ticket RU.
Je vous propose également le communiqué de presse publié ce Vendredi 1er Juillet, sur le Blog de l'ARES :
Ce matin, le Conseil d’administration du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires s’est prononcé CONTRE la proposition d’augmentation du ticket de restauration universitaire de 3 à 3,05 euros par 14 voix CONTRE, 2 ABSTENTION et 13 voix POUR.
Après le relèvement des frais de sécurité sociale étudiante et l’annonce d’une augmentation probable des droits d’inscription universitaires, ce vote historique traduit le mécontentement général quant à l’augmentation des frais étudiants et particulièrement ceux liés à la restauration qui sont systématiques depuis plusieurs années.
La FAGE a dénoncé cette augmentation qui allait une nouvelle fois à l’encontre des attentes et besoins des étudiants.
De plus, l’annonce de la proposition d’augmentation de 5 centimes du ticket RU n’est parvenue aux administrateurs du CNOUS que 2 jours à l’avance rendant particulièrement difficile la tenue d’un débat sérieux et la possibilité d’une véritable concertation.
La FAGE qui avait lancé avec l’ensemble de ses fédérations un appel à voter contre cette augmentation se réjouit donc de cet avis négatif rendu par le CA du CNOUS.
La FAGE demande donc à Laurent Wauquiez, nouveau ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de suivre cet avis et de ne pas augmenter pas le prix du ticket RU cette année.
Enfin la FAGE exige du ministère une réflexion sur le long terme pour que l’offre sociale de restauration des CROUS puisse être maintenue à prix constant.








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