Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 14:30
- Ecrire un commentaire

Publié sur le site de "L'Espoir à Gauche"


Evry, le 12 février 2009.

Monsieur le Directeur de la Publication,

C’est avec stupeur et indignation que nous avons découvert « l’enquête » de Monsieur Karl Laske dans Libération de ce jour, sous le titre « Dans son fief de l’Essonne, les infidélités de Dray irritent des socialistes ».

Responsables socialistes et acteurs des élections municipales et cantonales de Mars 2008 en Essonne, nous tenons à vous faire savoir, avec la plus grande fermeté, que ce qui s’est passé à Saint Michel sur Orge ne correspond absolument pas à ce que vous décrivez. Avant le premier tour de l’élection municipale, nous avons tout tenté, avec Julien Dray, député de la circonscription, pour éviter la division de la gauche et l’organisation de « primaires ». Cela n’a malheureusement pas été possible. Puis, pour le deuxième tour, face au danger que la droite l’emporte dans une triangulaire, Julien Dray et la grande majorité des responsables socialistes départementaux ont appelé, comme c’est notre règle commune, au désistement en faveur de la liste de gauche conduite par le maire sortant, Georges Fournier, arrivé devant la liste conduite par le Parti socialiste. Le refus de sa tête de liste de se conformer au bon sens républicain et à l’efficacité nous a amené à soutenir la liste du maire sortant.

Cet esprit de responsabilité et d’unité n’a pas suffi à empêcher la liste de droite de l’emporter dans une triangulaire où, pourtant, le total des voix de gauche a avoisiné 65 %.

Aussi, il est incompréhensible que Libération n’ait pas interrogé les responsables que nous sommes et ait préféré s’en tenir à la version de ceux qui portent seuls la responsabilité de la défaite de la gauche et dont les principaux responsables ont d’ailleurs, depuis, quitté le Parti socialiste. Nous aurions pu démontrer facilement la volonté de Julien Dray et de l’ensemble des responsables fédéraux socialistes de l’Essonne de garder cette ville à gauche.

Nous voulons également dénoncer l’insupportable amalgame qui est fait par Libération entre ce dossier et la lancinante campagne de presse, nauséabonde, dont Julien Dray est la cible et qui foule au pied, de manière réitérée et permanente, les droits fondamentaux de tous citoyens.

Il s’agit manifestement du nouvel épisode d’un procès instruit par voix de presse à charge contre un militant politique, élu de la République, qui est sali chaque jour, sans même avoir eu le droit de s’expliquer devant la justice.

Nous regrettons vivement que Libération s’y prête de la sorte et nous demandons que cette mise au point soit publiée sans délai dans vos colonnes, conformément aux dispositions de la loi du 29 juillet 1881 concernant le droit de réponse.


Carlos Da Silva, Premier Secrétaire Fédéral de l’Essonne

Michel Berson, Président du Conseil général de l’Essonne

Claire-Lise Campion, Sénatrice

Francis Chouat, 1er Vice Président du Conseil général de l’Essonne

Bernard Decaux, Maire de Brétigny-sur-Orge

Jérôme Guedj, Président du Groupe Socialiste du Conseil général de l’Essonne

Olivier Léonhardt, Maire de Sainte-Geneviève-des-Bois

Thierry Mandon, Maire de Ris-Orangis

Olivier Thomas, Maire de Marcoussis

Manuel Valls, Député-Maire de l’Essonne

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 11:30
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Ségolène Royal

Ségolène Royal clarifie ses financements


Article publié sur le site d'analyse et de communication Exprimeo.fr


La leader socialiste dissipe les éventuelles interrogations sur les modalités de financement de Désirs d'Avenir.


Faut-il détenir un parti politique pour s'engager dans une élection présidentielle ? C'est l'un des enjeux de l'actuel débat sur les financements de l'association Désirs d'Avenir.

Après la mode, bien vite refermée, sur les "leçons de l'élection d'Obama", il est un volet qui n'est toujours pas sérieusement traité en France : le financement de l'action politique.

Il serait à la fois simple et naturel de libéraliser les dispositions de financement par les particuliers libres de disposer de leur argent comme ils l'entendent dès l'instant que la transparence est respectée.

Cette transparence ne doit d'ailleurs pas seulement frapper la collecte des fonds mais aussi l'évolution dans le temps des financements collectés par rapport aux dossiers traités.

En réalité, une fois de plus, la France traite ce volet de façon très réductrice au gré d'une polémique ponctuelle et non pas d'un progrès sérieux. Ségolène Royal devrait d'ailleurs passer davantage de temps à préciser l'alternative de son offre y compris dans ce volet de libéralisation de la vie politique.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 08:30
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Billets d'Humeur

L'Education Nationale de notre pays se porte mal depuis plusieurs années.

Des réformes mal préparées qui se cassent les unes sur les autres, qui s'entassent sur le "Mammouth".

Plusieurs centaines de milliers de professeurs assurent l'apprentissage de près de 13 millions d'élèves, de la classe de maternelle, jusqu'a l'université...

Les réformes sont toujours parties d'une bonne intention: réformer, moderniser le système éducatif... en supprimant des postes d'enseignants malheureusement.
Oui je pense que le qualitatif doit aller avec le quantitatif.

Il faut avoir les moyens de ses ambitions. Pourquoi supprimer des postes, alors que le malade est déjà bien souffrant ?

Je vais reprendre quelques points de mon Billet d'Humeur du 02 septembre dernier.

Voici donc mes propositions en matière éducative, vous pouvez contribuer vous aussi, en laissant vos propositions via les commentaires à cet article:

 

 

1♦ Limiter les effectifs d'élèves:

- 15 élèves en Maternelle

En effet, les classes de Maternelles ne doivent pas devenir demain ce que sont aujourd'hui les classes de collèges ou lycées, c'est-à-dire surchargées. La Maternelle est une période essentielle dans l'apprentissage des enfants.

 

- 15 à 20 élèves pour les classes de CP - CE1 - CE2 - CM1 et CM2
Les enfants grandissent petit à petit, ils apprennent plusieurs matières mais toujours avec un seul professeur.

- 20 élèves dans une classe "type" au Collège
Les élèves apprennent le fait de changer de salles à chaque nouveau cours. Plusieurs professeurs assurent les cours.

- 25 élèves dans une classe "type" au Lycée
Lorsque j'étais lycéen, nous étions, en Terminale, 37 dans notre classe. Est-ce une situation normale ? Je ne le pense pas.
Pour moi une classe de lycée doit comporter 25 élèves. Ce n'est pas parce que l'élève approche de ses 18 ans, qu'il doit être délaissé.

2♦ Seconder le / les professeurs si nécessaire:

- En maternelle, une / un assistant pédagogique est primordial selon moi, notamment pour assurer la couverture des activités (peinture...).
En primaire, cet assistant pourrait être un "Emploi-Jeune". Lorsque j'étais en Primaire, deux personnes nous encadraient afin de nous initier à la pratique du sport ainsi qu'à l'informatique, qui prenait toute sa place au début des années 2000.

Au collège et au lycée, il pourrait également y avoir un "éducateur" au sens pédagogique du terme, pour aider les élèves ayant du retard dans l'apprentissage et la compréhension des cours; il pourrait également seconder le professeur dans les classes difficiles, qui contrairement à ce que l'on croit, ne se trouve pas systématiquement dans les "banlieues"! Cette proposition fut proposée par Ségolène Royal lors des primaires de 2006.

3♦ Une bibliothèque dans chaque établissement scolaire:

- Dès le plus jeune âge, les enfants doivent être initiés à la compréhension des images, puis des lettres. C'est pourquoi, selon moi, il est nécessaire qu'une bibliothèque soit mise en place dans chaque structure scolaire.
Aujourd'hui en France, de très nombreux établissements ne sont pas dotés de bibliothèque, souvent faute de personnels ou de moyens financiers.
Plus on monte dans la structure hiérarchique scolaire, plus cette inégalité baisse. En effet, de nombreux lycées compte un CDI (Centre de Documentation et d'Information). Les Facultés comportent également assez souvent une Bibliothèque Universitaire.

- En plus de favoriser le développement des structures bibliothéquaires, il faudrait également promouvoir l'échange inter-établissements: je vais illustrer mon propos; dans ma Faculté (à Narbonne), nous avons une BU (Bibliothéque Universitaire), mais tous les documents n'y sont pas présents, puisque nous ne sommes qu'une "antenne" délocalisée, de Perpignan. Nous avons donc la possibilité de demander à consulter un ouvrage présent à Perpignan.

- Enfin, dès la classe de CE2, l'apprentissage à l'outil informatique devrait être favorisé. J'en ai eu l'expérience, et il est vrai, que dans le monde actuel, l'outil informatique est devenu incontournable. C'est pourquoi chaque établissement, en plus de compter une bibliothéque devrait posséder, au sein de cette structure par exemple, une salle informatique avec des ordinateurs à disposition des élèves. C'est un coût financier, mais il serait plus intéressant d'investir massivement dans la couverture informatique / internet des établissements scolaires, que dans des dépenses superflues et inutiles, dépenses engagées malheureusement par le Gouvernement actuel notamment (Paquet Fiscal... les exemples ne manquent pas!).

Le savoir et son apprentissage est tellement important qu'il ne faut pas passer outre cette priorité. C'est l'une de mes convictions.

4♦ Développer l'apprentissage à la lecture de la presse écrite:

En plus de développer les structures bibliothéquaires, il serait essentiel de mettre à la disposition des colléges et lycées, les principaux titres de la presse écrite nationale, ainsi qu'un quotidien régional.

- Les colléges pourraient ainsi initier très tôt l'apprentissage de la lecture de journaux, chose qui n'est pas facile avant et même après 15 ans. Au collége les quotidiens "Mon Quotidien" et "L'Actu" pourraient ainsi établir des partenariats privilégiés avec les établissements scolaires. Ce sont 2 titres particulièrement intéressants pour les 11 - 16 ans.
- Les lycées eux, pourraient mettre à disposition des élèves, des titres nationaux et régionaux comme "Le Monde" ou "Le Figaro", en respectant une pluralité de l'information.

Les bibliothéquaires pourraient, durant 1 à 2h par semaine, organiser ces échanges autour de l'information. Cet apprentissage pourrait sinon s'effectuer dans le cadre des cours d'ECJS (Education Civique Juridique et Sociale, cours de 2h par semaine, de septembre à janvier, au lycée).

Cette notion est pour moi primordiale, puisque encore aujourd'hui, à la Faculté, de nombreux étudiants ne lisent pas, ne s'intéressent pas à la lecture de la presse écrite et pourtant, l'actualité est un domaine essentiel pour chaque filière universitaire.

5♦ L'orientation, une priorité!

Durant mon parcours scolaire, j'ai constaté le manque d'orientation, d'information concernant l'orientation des uns et des autres.
Au collége, nous rencontrons à 2 reprises des Conseillers d'Orientation venant des CIO (Centre d'Information et d'Orientation). Malheureusement, ces Conseillers, faute de temps je pense, se concentrent sur les "moyennes" trimestrielles pour établir un avis.
J'en suis un exemple, puisque lors de mes 2 entretiens, au Collége, la Conseillère d'Orientation, regardant mes notes, m'avait clairement conseillée la porte "Etudes Professionnelles" de types BEP / CAP, parce que oui, lorsque les notes sont en dessous de 10, même à 9,70, c'est direction "CAP /BEP", filière que je ne critique pas, mais qui je pense sont un peu trop souvent vue comme les "arrières-chambres" de la réussite scolaire.

 

- Au collège, un Conseiller devrait épauler à chaque fin de trimestre, le professeur principal pour guider les élèves dans les choix futurs.
- Au lycée, dès la classe de Première, cette information devra être mise en place à hauteur de 1h par semaine, pour une couverture optimale de chaque élève. En effet, l'orientation au lycée est importante pour les choix futurs, dès lors que le Baccalauréat est passé, les élèves sont trop souvent lâchés "dans la nature", sans trop savoir quoi faire.
Bien souvent ces élèves qui ne savent pas quoi faire, viennent quelques semaines, voir quelques mois à l'Université, avant d'abandonner. Quels gachis!

Le faible taux de réussite des étudiants ne doit pas être un prétexte. L'an dernier, lorsque j'ai débuté à la Faculté, j'ai vu chaque semaine, durant trois mois, des étudiants abandonnés, certains parce que les cours étaient "durs", d'autres parce qu'ils se demandaient ce qu'ils faisaient là!
La mauvaise orientation, plus précisement, le manque d'orientation, est une des causes de l'échec universitaire. Cet échec est parfois important; à titre d'exemple, le taux de réussite au 1er semestre, à Montpellier l'an dernier, n'a pas dépassé les 20 %, à Narbonne nous avons fait 45 %.

6♦ Développer dès que la possibilité se présente, des "Antennes" délocalisées:

Les Facultés délocalisées présentent d'importants avantages.
Je suis moi-même au sein d'une antenne délocalisée.

- L'avantage premier, est la limitation du nombre d'étudiant.
A Narbonne (dépendant de Perpignan), nous sommes environ 400 sur l'ensemble du Campus. A titre de comparaison, la Faculté de Droit de Montpellier, compte plusieurs milliers d'étudiants.
Cet avantage permet ainsi de travailler dans des conditions optimales: les amphithéâtres ne sont pas pris d'assaut, chaque étudiant peut avoir une place; ce qui n'est pas forcément le cas dans des Facultés ou un professeur présentera son cours devant des milliers d'étudiants présents devant des vidéos-projecteurs... et c'est un exemple Français!
- Le deuxième avantage est la convivialité accrue. En effet, il n'y a pas cette sensation que personne ne se connait. Les étudiants n'ont pas un numéro personnel (ce qui est le cas dans certaines grandes Universités Françaises). Les échanges avec les professeurs sont également privilégiés. Alors qu'à Montpellier, un professeur quittera l'amphithéâtre via une porte dérobée derrière l'estrade, à Narbonne, nous avons la "chance" si je peux dire de dialoguer durant les pauses avec nos professeurs. C'est un "plus" pour nos études.
- Le troisième avantage, important, c'est la question du logement et du coût de la vie étudiante. Les grandes villes étudiantes (Toulouse, Lyon, Montpellier...) sont généralement hors de prix pour un étudiant boursier ou un étudiant moyen. Pour faire baisser cette inégalité d'accès aux études universitaires, ou aux Grandes Ecoles, les antennes délocalisées dans des villes moyennes (Perpignan compte 100 000 habitants, Narbonne, un peu plus de 50 000), sont un atout non-négligeable. Là aussi le coût d'investissement dans ces structures n'est pas faible, mais il faut savoir choisir entre une politique d'avenir tournée sur la promotion de ses étudiants, ou bien une politique du passé, tournée sur la paupérisation et l'infantilisation de ses étudiants.

Le Plan Campus que souhaite mettre en place le Gouvernement favorise selon moi le "classement" sur la qualité de vie des étudiants.
La France souhaite faire entrer ses Universités dans le Top 100 mondial, mais à quels prix ? Celui d'une jeunesse en crise qui se paupérise avec la hausse du coût de la vie ?

7♦ La jeunesse des banlieues, un atout et non un fardeau:

La banlieue. L'éternelle promesse non-tenue des politiques.
Dans les années 1960 - 1970, en pleine croissance économique (la France avait alors une croissance quasi-similaire à la croissance Chinoise de ces dernières années), les Gouvernements successifs ont lancés de grands travaux d'infrastructures pour accueillir les immigrés Européens et Maghrébins, venus travailler en France, faute de mains-d'oeuvre suffisante.
Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont étés parqués dans des tours, dans des barres de bétons, uniformes mais tellement inhumaines et contraire à la convivialité.

Aujourd'hui encore ces monstres de pierres grises assombrissent des quartiers entiers, des quartiers trop souvent laissés à eux-même.
Le trafic de drogue s'y développe plus vite que dans d'autres quartiers, les réglements de comptes, les affrontements de "gangs" stimule l'activité.

Nous sommes en 2008, nous sommes la 5e puissance économique mondiale, nous sommes co-fondateurs de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule dans son Article 1er: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits". Si tel était le cas, nous ne laisserions pas la jeunesse des quartiers dans sa misère.

Plutôt que de promettre, il faut agir.
Il faut permettre à chaque jeune des quartiers populaires d'accèder aux études secondaires, d'avoir la chance d'étudier convenablement.
Le fait de promettre "30 %" des places de Grandes Ecoles ou de Polytechnique à des jeunes des quartiers, n'est pas la solution. Là, c'est camoufler le problème en ajoutant à la discrimination positive
.

Il faut que le Gouvernement investisse massivement dans les quartiers. Là où celà est possible, il faut détruire les "tours" et reconstruire des maisons de un ou deux étages, non-plus de trente.

Il n'y a pas de fatalité. Les trafics (drogue...) ne se développent pas dans le XVIe, pourquoi ?
Non pas que les jeunes de banlieues soient moins intelligents et ceux du XVIe doués.
Le fléau de la drogue se développe là où l'espoir disparait, là où la misère gagne. Il faut s'attaquer de front à ce problème.

Chacun doit avoir la possibilité d'avoir accès à l'Ecole de la République, une école laïque, gratuite et fraternelle.


Il faut clairement que les étudiants Français et Européens aussi disent aux dirigeants continentaux que la jeunesse veut croire en un avenir meilleur, veut croire en son avenir.

La crise sociale et politique en Grèce présente des aspects qui se retrouvent partout en Europe.
Une jeunesse "700 euros" (surnom des étudiants Grecs qui gagnent l'équivalent du SMIC), une jeunesse qui ne croit plus en ses représentants, corrompus, malhonnêtes...
Cette jeunesse, elle est grècque, elle est française, elle est italienne, elle est espagnole...

Sans appeler à un nouveau "Mai 68", je souhaiterai voir cette jeunesse, dont je suis un représentant, prendre son destin entre ses mains et pousser ses représentants à agir, à investir massivement dans l'éducation, dans la recherche...
Parce que chacun d'entre nous doit se dire: l'éducation, encore l'éducation, toujours l'éducation.


Parce que l'éducation nationale n'est ni un sujet de droite, ni un sujet de gauche, mais l'intéret premier de la Nation.


Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 22:00
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Billets d'Humeur

Bonsoir,

J’ai vu ce soir votre article intitulé « Gauche caviar : Marie-Ségolène et toutes ses copines au Bellini »

Je tiens à faire quelques mises au point concernant cet article assez hallucinant.

En effet, que signifie cette accentuation sur son prénom ? Cherchez-vous à sous-entendre quelque chose ? Ségolène Royal est catholique est alors!


De plus, je pense qu’elle a le droit d’être invitée dans un restaurant, qu’il soit du IVe, du XVIIIe ou de la banlieue parisienne. C’est là aussi sa liberté et je pense que là aussi, en ces temps de crise, la presse ferait mieux de faire de l’actualité "utile" plutôt que de vilipender sur la place publique les moindres faits et gestes des politiques quels qu’ils soient.


Enfin, je ne vois pas l’intérêt de votre dernier paragraphe sur sa rupture d’avec François Hollande. Si vous vous intéressiez réellement à la « vie » de Ségolène Royal, vous vous renseigneriez pour savoir qu’elle ne paye pas l’ISF seule. Lorsqu’elle était avec François Hollande, c’est le couple qui payait l’ISF, à cause peut-on dire des revenus de François Hollande. Ce n’est de plus, en aucun cas le motif de leur rupture.


J’aimerai que mon coup de gueule soit publié sur votre site, j’estime qu’il s’agit d’un droit de réponse, surtout lorsque l’on fait la lecture d’un article comme celui-ci.


Je ne remets pas en cause vos qualités journalistiques, j’estime juste qu’il faut se renseigner avant de faire de tels commentaires.

Je publie cette lettre "ouverte" sur mon blog, en attendant votre réponse.


Cordialement

Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 19:00
- Ecrire un commentaire - Publié dans : Billets d'Humeur

Le Congrès américain a adopté majoritairement, le plan de relance économique de Barack Obama.


La Chambre des Représentants puis le Sénat ont successivement amendés le texte initial. Le texte qui sera promulgué lundi par Barack Obama est d'un montant global de 787 milliards de dollars, soit plus de 610 milliards d'euros.

Ce plan se compose de deux parties principales, à savoir 500 milliards de dollars consacrés à des dépenses, en infrastructures notamment et 287 milliards de dollars en allégements fiscaux.


Parmi les principales mesures de ce plan, très attendu aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde, notons le crédit d'impôt accordé aux ménages moyens américains: 400 dollars par personne (800 dollars par couple). Il est intéressant de remarquer que de nombreux pays occidentaux ont accordés ce même type de crédit d'impôt, l'Allemagne notamment. Et la France ? Non le plan Sarkozy n'est pas un plan de relance de la consommation...

Autre mesure du plan Obama; un chèque de 250 dollars alloués aux bas revenus bénéficiaires de la Couverture Maladie.

Pour palier les frais liés à l'entrée dans l'enseignement supérieur, un crédit d'impôt de 2 500 dollars sera accordé aux ménages générant moins de 80 000 dollars de revenus par an (soit environ 60 000 euros).

Sur la base de revenus inférieurs à 75 000 dollars, 8 000 dollars seront accordés pour l'achat d'un premier bien immobilier. Pour l'achat d'une voiture électrique, il y aura un crédit d'impôt de 2 500 dollars.


Parmi les 500 milliards de dollars de dépenses, plusieurs mesures seront réalisées dans le domaine des infrastructures lourdes et de l'environnement.

C'est ainsi que des avantages fiscaux seront accordés aux entreprises investissant dans la formation professionnelle et dans l'éducation.
Plusieurs milliards de dollars seront investis dans la construction d'écoles, d'universités, de ponts, d'immeubles sociaux ou de bureaux.

Des allégements fiscaux seront aussi accordés pour le développement des énergies renouvelables (l'énergie éolien ou les panneaux solaires par exemple). Toujours en matière environnementale, l'administration Obama fait le pari d'une relance via la croissance verte.


Enfin, le Trésor américain (équivalent du Ministère de l'Economie et des Finances) espére générer 7 milliards de dollars de recettes supplémentaires, en annulant des avantages fiscaux en matière boursière (fusion-acquisition).


Le plan de relance économique voulu par Barack Obama et enfin adopté au Congrès US, n'est pas parfait.
Trop ambitieux pour certains, pas assez pour d'autres, il a cependant le mérite d'investir massivement dans la construction d'infrastructures, mais aussi de faire le pari d'une relance via la consommation des ménages et notamment de la "middle class", la classe moyenne américaine.

Le plan de relance ou plutôt de rigueur économique du Gouvernement Sarkoy - Fillon est loin de cela.
Alors que le plan US accorde environ 1/4 de son montant à des crédits ou allégements fiscaux, le plan "Sarko" ne pense pas à une relance économique via le levier "consommation". Il est vrai que sur les 26 milliards d'euros injectés, une majeure partie va l'être dans les infrastructures telles que la construction d'autoroutes. Mais ces divers projets ne sont que des projets déjà existants; le Président de la République a simplement avancé la réalisation de ces derniers.


Barack Obama n'a certes pas réussi le pari d'un plan économique voté par Démocrates et Républicains unis, mais il a su écouter et prendre en compte des mesures voulues par les Républicains (les Sénateurs notamment).
Nicolas Sarkozy a construit son plan comme un enfant avec ses jouets: seul avec ses conseillers, n'écoutant pas et ne prenant pas en compte les mesures défendues par l'opposition de Gauche (PS, PC...).


"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace"; un adage qui n'est malheureusement pas dans le vocabulaire de Nicolas Sarkozy !


Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Articles précédents 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10    -   fin

facebook-copie-1.pngtwitter.pngemail.pngrss.pngyoutube.png

Rechercher

Qui suis-je ?

 

 

1300552524_facebook.png1300552548 twitter1300552535_rss.png

 

 

Étudiant âgé de 22 ans, je suis actuellement la formation du Master II Administration et Droit de l'Action Publique de l'Université de Perpignan-Via Domitia dans l'optique de réaliser un Mémoire portant sur les mutations dans la gouvernance du Comité International Olympique (CIO) et dans l'organisation des Jeux Olympiques.

 

Élu Représentant Suppléant des étudiants au Conseil d'Administration de l'Université, le 11 Mars 2010, pour un mandat de deux ans, je représente plus particulièrement l'antenne délocalisée de Narbonne.

 

J'ai ouvert ce Blog en Août 2006 avec la volonté de créer un lieu d'échanges et de réflexions à l'occasion des Primaires Socialistes - en soutien à Ségolène Royal - puis de la Présidentielle de 2007.

Aujourd'hui centré sur l'actualité politique nationale et internationale, ce Blog se développe aussi au travers d'articles thématiques principalement axés sur la Vie Etudiante et l'Actualité du Droit et de la Justice, deux thématiques qui me sont chères au regard de mes études.

 

Adhérent du Parti Socialiste (Section de Narbonne) depuis 2008, je suis par ailleurs Responsable local du Mouvement des Jeunes Socialistes depuis 2011.

 

Email-copie-1.png


   En savoir plus Consulter l'Agenda  

 

English     Spain.png

Rejoignez moi sur Facebook

Rejoignez moi sur Twitter

Les Thématiques

 

Rubrique---Billets-d-Humeur.png

Communiques---Declarations.png

 

Rubrique---Actualite-Juridique.pngActualite-Economique.pngRubrique---Vie-Etudiante.png

Rubrique---Urbanisme.png

 

Rubrique---Politique-Internationale.png

Rubrique---Politique-Americaine.png

 

Rubrique---Politique-Francaise.png

Rubrique---Campagnes-et-Resultats.png

Rubrique---Parti-Socialiste.png

Rubrique---Francois-Hollande-2012.png

Rubrique---Segolene-Royal.png

 

Rubrique---Languedoc-Roussillon.png

Rubrique---Aude.png

Rubrique---Narbonne.png

Rubrique---Port-La-Nouvelle.png

 

Rubrique---Paroles-Citoyennes.png

Mémoires de Licence

Mémoire réalisé durant ma troisième année de Droit et portant sur la question de la Gestation Pour Autrui, autrement dit, les "mères-porteuses", sujet éthique sensible en France et à l'étranger.

Mémoire réalisé durant ma troisième année de Droit et portant sur les divers impacts liés à l'organisation des Jeux Olympiques et sur l'héritage de cet évènement majeur.

Réflexions Thématiques

 

Parlement Européen

 

Les enjeux des Européennes 2009 et des Régionales 2010

Analyse de deux élections majeures : Les Européennes 2009 au moment où les peuples se désintéressent de l'Europe et les Régionales 2010, véritable scrutin test pour la majorité parlementaire avant l'échéance présidentielle de 2012.

 

"Midterms 2010", analyse et enjeux à deux ans de la Présidentielle Américaine

Les élections "Midterms" sont l'élection avant l'élection, le scrutin le plus important aux Etats-Unis, deux ans avant la Présidentielle. Traditionnellement défavorables à la majorité présidentielle, l'élection 2010 n'a pas dérogé à la règle et a vu l'émergence du "Tea Party", mouvement populiste du Parti Républicain.

Dossiers Thématiques

 

287.JPG

 

Droit & Justice


La Question Prioritaire de Constitutionnalité

Symbole de la dernière réforme de la Constitution, la QPC ouvre les portes du Conseil Constitutionnel à tous justiciable français.


La Garde à Vue à la Française

Les récentes réformes de la Justice et les multiples recommandations européennes ont mis en évidence la singularité de la Garde à Vue "à la française" et le paradoxe entre réalité et discours.


La réquisition préfectorale et le droit de grève

Octobre 2010 : Des salariés bloquent l'entrée d'une raffinerie. La réquisition préfectorale entre-t'elle donc en conflit avec le droit de grêve, l'un des fondements de notre Constitution?


Procureur de la République / Juge d'Instruction : statuts et fonctions

Réforme du système judiciaire, affaire Bettencourt... : Quelles distinctions peut-on faire entre les fonctions de Procureur de la République et de Juge d'Instruction?

 

De la responsabilité pénale du Chef de l'Etat : Présentation croisée aux Etats-Unis et en France

Analyse comparative entre deux systèmes juridiques bien distincts : le système américain et le système français. Deux conceptions et des points communs?

 

 

Urbanisme


Paris est-elle prête à affronter une crue centennale similaire à 1910 ?

100 ans après avoir vécu la crue la plus importante de son histoire, la capitale française peut-elle aujourd'hui combattre efficacement le phénomène de la "crue centennale" et limiter les dégâts?

 

 

Politique internationale


Le Brésil de Lula, nouvel acteur de l'économie mondiale

Avec l'arrivée au pouvoir de Luis Ignacio Lula Da Silva, ancien ouvrier tourneur-fraiseur, le Brésil a pris un nouveau départ, devenant un acteur essentiel sur la scène internationale tant auprès des pays industrialisés que des pays émergents.


Qu'est-ce que les "Midterms" aux Etats-Unis ?

A l'occasion des élections de mi-mandat, décryptage d'un scrutin atypique de la vie politique.

Mes Vidéos

Pour le changement en 2012!

Le-Projet-Socialiste-2012.png

FrancoisHollande2012.pngAdhérer au PS

Marie-Hélène Fabre 2012

Marie-Hélène Fabre 2012

Le changement, c'est maintenant!

FrancoisHollande.png

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés