Mercredi 2 novembre 2011
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Publié dans : Vie Etudiante
De plus en plus d'étudiants renoncent à se faire soigner.
Ce constat, les associations et fédérations étudiantes comme la FAGE, le font depuis plusieurs années et encore plus, depuis la
crise économique et sociale de 2008.
A cela s'ajoute une politique gouvernementale défavorable au maintien et au développement d'une politique de santé étudiante de
qualité ainsi que d'une baisse du pouvoir d'achat des étudiants.
La FAGE publie sur son site internet, une
pétition pour réclamer :
• La suppression de la taxe sur les conventions d'assurance pour les mutuelles étudiantes,
• La mise en place
d'un véritable plan de santé pour les étudiants permettant à chacun un égal accès aux soins,
• La pérennisation
du régime de sécurité sociale étudiant.
J'ai signé cette pétition en début de soirée et je vous invite, vivement, à faire de même mais aussi à partager cette pétition
autour de vous.
Vous trouverez ci-dessous le texte accessible sur le site de la FAGE.
40 millions d'euros, c'est l'argent économisé depuis 2007 par l'instauration progressive de taxes sur la santé des étudiants. Augmentation de
la participation forfaitaire et des cotisations étudiantes, franchises médicales, hausse du forfait hospitalier… ces ponctions renchérissent le coût de la santé sans pour autant améliorer
la qualité des soins. Elles s'ajoutent aux difficultés financières de l'ensemble de la population étudiante qui a vu son coût de la vie augmenter en continu. Ainsi, pour exemple, depuis
2001, la cotisation à la sécurité sociale étudiante a augmenté de 18,7% tandis que les bourses n'ont augmenté que seulement de 13,5% sur la même période.
Ces chiffres révèlent la non-prise en compte de la part du gouvernement quant à la crise sanitaire qui risque d'éclater à très
court terme. En effet, un étudiant sur 5 déclare être en moins bonne santé que l'année précédente. Les barrières financières, toujours plus lourdes, risquent à terme de priver la jeunesse d'un
égal accès aux soins.
Ces difficultés sanitaires ont des conséquences lourdes sur la réussite des étudiants dans leurs études ! Un étudiant en
mauvaise santé, un étudiant en mal-être physique ou psychologique est un étudiant dont les chances de succès dans ses études sont diminuées. Les questions de la Démocratisation de l'Enseignement
Supérieur et de l'Egalité des Chances sont alors remises en cause.
Au-delà du risque immédiat, la situation sanitaire des étudiants doit alors nous interpeller pour l'avenir car les
étudiants d'aujourd'hui sont les actifs de demain. Laisser la santé des étudiants se dégrader c'est aussi engendrer demain des coûts supplémentaires pour nos systèmes de protection
sociale qui en seront davantage fragilisés. En l'absence de politiques de prévention, d'éducation à la santé et d'accès aux soins en direction des étudiants et des jeunes, l'Assurance maladie
devra demain supporter des coûts de traitements curatifs plus lourds qui auraient pu et dû être évités.
La FAGE a tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois auprès du
ministre de l'enseignement supérieur pour exiger des mesures immédiates. Nos organisations ont rappelé au ministre les enjeux de permettre aux étudiants de bénéficier d'une prévoyance
particulière, en particulier par l'intermédiaire de leurs mutuelles chargées de les accompagner. Mais ces alertes sont malheureusement restées lettres mortes.
C'est un vrai plan de santé que les étudiants veulent et ont besoin et non d'un doublement de la taxe sur leurs
complémentaires (avec la taxe sur les conventions d'assurance, TSCA) décidé par le gouvernement qui porte ainsi à près de 13% l'ensemble des taxes pesant sur le système de santé des
étudiants.
Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe agit comme une épée de Damoclès en fragilisant nos mutuelles qui sont déjà
insuffisamment financées pour mener à bien leurs missions d'intérêt général. Alors que tous les compteurs sont au rouge, la FAGE refuse de voir le gouvernement faire des économies au prix
de la réussite des étudiants et de la jeunesse, au prix d'une crise sanitaire dont les conséquences risquent de laisser des traces indélébiles pour notre santé et pour notre système de
sécurité sociale.
SIGNEZ LA
PETITION
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